mardi 14 juillet 2009

Le thé à la menthe

Ca fait 15 jours que je suis à Casablanca et mon quotidien est déjà rythmé de ces petites choses anodines qui font qu'on se sent à l'aise sans avoir à réfléchir.

J'ai par exemple pleinement intégré les us et coutumes de la conduite marocaine. Lorsque j'arrive à un feu, si je m'arrête un peu trop devant le feu de sorte que je n'en vois plus les couleurs, je ne panique pas. Je sais très bien qu'avant même que le feu ne "crache sa valda" je me serai déjà mainte fois fait signaler par autant de coups de klaxon qu'il est grand temps que j'enclenche la première. C'est comme ça, on s'entraide beaucoup sur les routes au Maroc.

Je ne me surprends plus non plus de voir arriver en contre sens une calèche ou le marchand de fruits sur la file de gauche de mon avenue. Oui il va falloir que je l'évite, tant bien que mal mais non il n'y aura pas d'accident. Pas cette fois-ci du moins. Et je n'écraserai personne non plus malgré les dizaines de piétons qui slalomment entre les voitures lancées au milieu de l'avenue. Pas cette fois-ci du moins. Enfin, j'ai toujours un petit billet de 20 dirhams prêt à être tendu au policier si jamais je me fais arrêter pour une quelconque raison. Ainsi qu'un de 50, au cas où ils seraient deux.

Pour le reste, je m'arrête à la terrase d'un café non loin de chez moi le soir pour y boire tranquillement un délicieux thé à la menthe bien mérité. Le serveur ne me demande plus ce que je veux. Il sait. Je dis bonjour à l'épicier qui commence à me connaître et je me repère dans les rues de Casa. J'ai compris comment recharger ma clef internet 3G et j'ai une combine pour les recharges de téléphones en cas de besoin.

Ca y est donc, je suis en train d'atteindre ce que j'étais venu chercher ici: une vraie idée de la vie et de la culture du Maroc. Pour bien faire les choses, il me reste encore à sortir plus, à visiter le pays et à participer quelques jours au ramadan. J'ai promis à mes collègues que j'essayerai. Mais vu la qualité de la tagine que j'ai mangé à midi ce n'est pas sûr que je veuille m'en priver pendant 30 jours...

dimanche 15 février 2009

Pas si cher que ca [Oslo, Norvège]

"Ah, tu vas à Oslo?  Ca va te coûter un bras!"

Voici en résumé ce que tout le monde me disait avant que je ne m'envole pour Oslo.  A la première personne qui te dit ca, ca va, tu en rigoles.  A la deuxième et troisième, tu souris encore.  Mais quand TOUTES les personnes à qui tu parles de la Norvège te font la même réflexion, tu commences sérieusement à te demander si c'est une bonne idée que de monter dans l'avion et si tu ne ferais pas mieux de perdre les 50€ que t'ont coûté ton aller-retour RyanAir pour pouvoir en économiser 300€!

Et puis bien sûr tu pars quand même (ca se fait pas de laisser tomber les copains).  Tu prends juste tes précautions: tu achètes tes bouteilles à l'aéroport (13€ le litre de vodka détaxé, soit le prix qu'on m'annonce pour un verre en soirée, ridiculement bon marché en somme) et tu embarques ta flasque de voyage.  Avec ca l'addition devrait rester abordable.

De fait mes soirées, aussi folles fussent-elles, ne m'ont pas coûté grand chose. 400Kr max le vendredi et à peine 123Kr le samedi.  Autand dire une bouchée de pain par rapport aux anecdotes et souvenirs que je ramène avec moi des ces 2 soirées norvégiennes.

Après Stockohlm en octobre dernier et Oslo donc, il me reste à prévoir rapidement Copenhague et Helsinki.  Bertie et moi avons prévu de finir les capitales Nordiques avant juin.  Ensuite nous consacrerons certainement la deuxième moitié de 2009 à l'Europe Centrale où tout est moins cher, ce qui collera parfaitement avec nos ambitions financières.
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(+) le Sentrum Penjonat, en plein coeur de la ville, propre et pas cher.  Je recommande.
(+) les paysages et les fjords même si, soyons honnête, je ne les ai vu que sur les cartes postales :)
(-) le Crystal, sorte de boîte R'n B' où John, Bertie et moi avons atterit un temps vendredi soir.  Vraiment naze.

jeudi 1 janvier 2009

Les perles du Net / Found on the Net - 2009

> The Undercover Economist (website) [9/3]
> Catch 22 (definitions a, b, c) [9/3]
> Install Google Chrome, Japan (watch) (install) [18/2]
> Oktapodi (lire) (site) (voir) [14/2]
> Comment Paris se prépare à la crue du siècle (lire) [20/1]
> Life's for Sharing (watch) [20/1]
> Girls driving... (watch) [19/1]
> Bombay TV (make video) [10/1]
> Lovin' that tune? Discover Shazam ! (get) [9/1]
> Google Street View helps track down kidnapped child (
read) [8/1]
> Walk in Fridge (
video) [8/1]

dimanche 30 novembre 2008

Un circo para adultos

Es oscuro.  No veo nada. ¿Dónde estoy? No estoy seguro.  Un pequeño rayo de luz ilumina la tres personas en el comedor. Hay una pequeña chica triste sentada en el suelo.  Los padres de la chica triste estan sentados en dos butacas comfortables, leyendo. ¿Y yo, dónde estoy? Un cuerpo sin cabeza pero con un sombrero azul y un paraguas de color (¡qué extraño!) entra en el comedor.  El cuerpo sin cabeza camina hasta la chica triste y le da su sombrero.  Ella mira el sombrero con curiosidad y se atreve a ponerlo(ponerselo, poner se es un verbo reflexivo el "se" que has usado antes va con "atrever se" que también es reflexivo, este es el motivo por el cual lo necesitas 2 veces)sobre su cabeza. De pronto, ¡el mundo de la chica triste se transforma! 

Sus padres se van volando, los muebles se ponen a girar, pequeñas chicas asiáticas vienen y hacen malabarismos con diábolos. Acróbatas caen del cielo, trapecistas saltan por los aires, personas vestidas de colores corren por todas partes del escenario, payasos hacen reir, y durante dos horas más de cien personas hacen las más espectaculares actuaciones (o “performances” en castellano) para hacer sonreir la pequeña chica, ahora feliz. ¡Y funciona! No hay un respiro para la chica feliz, ni para mi, ni para los mil espectadores que descubren de nuevo el placer de ser un niño, gracias al “Cirque du Soleil”.

mercredi 13 août 2008

iPont

[July 13th, St Martin d'Ardèche, France]
The trunk of the Opel Zafira is wide opened.  Madalena and I are standing in front of it with the same purpose in mind.  Suddenly, without saying a word, we start to look at each other in the eyes.  She looks puzzled.  Yet I can spot an almost unnoticeable smile on her face.  
As the seconds pass her smile grows bigger on her lips but her eyes are still full of surprise and disbelief.  What's happening goes far beyond her imagination and she's just realizing this.  She's not prepared to deal with this situation.  She doesn't want to say anything but it's now obvious that she feels the two of us are thinking about the exact same thing.  It's getting embarrassing... as well as funny.  We're now widely smiling at each other.  Hesitating, she finally mumbles : "wh ... where are the sandwiches, Sully?".  I answer: "Didn't you put them in the car?"
- I thought you did...
- ... well ... I think we forgot them...
Turning together to hungry Gerard, even more hungry Carlos and starving Nina only a few feet away we're breaking the news: "Guys... guess what?"