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dimanche 8 juin 2008

Un dimanche comme un autre [10/10]

Minuit : Linda, Caro, Ge, Vlad, Jérémie et moi sortons dépités du Sugar Club. On y est resté 15 minutes à tout casser. Qu’est-ce que c’était naze ! Pas d’ambiance, une salle qui ne se prête de toutes les façons pas à en avoir et aucune fille à draguer. Nul de chez nul. C’est fini, je n’essayerai plus de nouveaux clubs soit-disant bien. On va s’en tenir aux fondamentaux qui ont fait leurs preuves. Direction le Café en Seine.

2h : Combien j’ai pris de Gin Tonic ce soir ? Pas beaucoup je crois. J’ai payé la première tournée à Vlad, puis il m’a rendu la pareille, puis Jérémie m’en a payé un … oh… je sais plus vraiment. On s’en fout à vrai dire. Comme d’hab’ la musique est mise trop forte mais on s’amuse bien.

3h30 : Fin de la musique.
La fête est finie. On est en Irlande et ici à 3h30 on ferme boutique. Je me dirige docilement vers la sortie avec les rescapés de la soirée.
4h : Pit stop au Burger King.
1 cheeseburger. On repart.
4h30 : Ge et moi venons de raccompagner Linda.
Ca va la demoiselle est saine et sauve. Mission accomplie. Tiens, il fait quasi jour.
4h50 : On arrive à la maison.
Il fait jour. Je monte me coucher.

8h35 : J’ouvre les yeux.
J’ai plus envie de dormir. Mais il est tôt. Je referme les yeux 5 minutes…
11h20 : Finalement j’ai réussi à dormir. J'ai pas mal aux cheveux ni rien.
J’attrape mon ordi que j’installe sur mes genoux dans mon lit. Je l’allume.
11h23 : mon
ordi est prêt à être utilisé. Qu’il est lent.
12h30 : Bon j’ai suffisamment surfé pour le moment.
Et puis j’ai faim. Je descends. Ge comate encore mais réussi à me passer commande : « one egg and one bread, Soully ». Tom lui est debout depuis un moment. Je vais préparer le petit-déj.
13h : Petit déj sur la terrase.
L’Irlande c’est sympa quand il pleut pas. En même temps, je dis ça mais j'aime bien aussi quand il pleut.
14h : douche, rapide rangement de ma chambre.
J’ai rendez-vous à 15h pour faire un foot France-Portugal. Je sors les "stabilisé". Lors du tournoi la semaine dernière je n’avais que mes baskets et j’accrochais pas. Ce coup-ci je m’équipe pour de vrai.

15h : 6 vs 6.
Il fait lourd mais le terrain est vraiment bon. Je suis content de mon choix de chaussures. Elles accrochent parfaitement sur ce terrain synthétique.
16h : Putain de chaussures !
Elles me font mal. Faut dire que je les ai depuis des années et que j’ai jamais changé les semelles. Il va falloir y penser très très rapidement. Côté score, on est bien devant et notre équipe déroule. Personnellement, je commence à retrouver mes sensations d’avant, de la période où je n’étais pas bon mais quand même pas aussi mauvais qu’aujourd’hui. Plaisant.
16h30 : France 13, Portugal 8. J’espère que c’est un signe pour l’Euro. En parlant d’Euro, y’a Croatie-Autriche qui va pas tarder.

17h : Coup d’envoi du match. Je regarde pas. J’allume même pas la télé. Je m’en fous comme de l’an 40 de ce match. Si c'est pas le Losc j'ai du mal à m'intéresser. Je désherbe ma terrasse. Tout doit être nickel pour le weekend prochain.
17h45 : Mi-temps et fin du désherbage.
Tom a fait a mangé : cotelettes d’agneau et baby potatoes. Nice.
18h : Début de la deuxième mi-temps et début des hostilités gastronomiques.
J’ai hyper faim. On s’est calé dans le salon avec Tom et on regarde l’Autriche prendre le dessus sur les Croates.
18h35 : Croates et Autrichiens nous font un remake de Fort Alamo.
Une vraie attaque défense. Les Croates souffrent mais ne craquent pas pour l’instant.
18h43 : Grosse occasion pour l’Autriche.
18h47 : C’en est fini.
1-0, score final. Je vais skyper avec maman.

19h30 : Fin de mon appel.
Presque le début du second match de la journée. Nina, Antonia et Ge sont en bas, prêts à regarder le match. Je finis deux-trois trucs et je les rejoins.
19h45 : Début d’Allemagne – Pologne.
20h30 : mi-temps.
Je file prendre une douche. On prépare à manger.
22h : L’Allemagne a gagné grâce à 2 buts inscrits par un leur attaquant né … en Pologne !
J’en connais qui doivent l’avoir mauvaise…
22h25 : Nina vient de nous raconter comment elle avait congelé ses poissons rouges quand elle était petite, Ge en a fini avec l’histoire de « 500 » son escargot.
Je commence à raconter comment j’ai accidentellement tué 2 poissons rouges début Octobre.

23h : Fin de la soirée.
Les filles rentrent chez elle. J’ai toujours pas écris mon post du jour. Ce serait dommage de rater mon pari si prêt du but. Je commence la rédaction. J’avais dit que mon article s’appellerai « Le plaisir du jeu » mais je ne trouve pas l’inspiration. J’ai une autre idée…
23h57 : idée publiée et pari tenu! Il était moins une.

vendredi 6 juin 2008

Des collines, de l’herbe et des moutons [8/10]

Rentré bien bien bien détendu d’Asie et ravi de mes voyages, j’ai décidé de commencer à découvrir un peu plus cette petite île verte sur laquelle je vis maintenant depuis 9 mois. Dublin je connais, Howth j’ai plus que fait et Belfast ça compte qu’à moitié. Bref il est temps de passer la vitesse supérieure et d’aller tater du mouton, bouffer de l’herbe et gravir des collines : voir l’Irlande, la vraie.

J’ai bien dans les cartons un projet de tour de l’Irlande sur une semaine ou un long week end mais pour ne pas attendre et d’ores et déjà « cocher » quelques endroits je vais me pencher sur les alentours de Dublin. Première étape évidente : les Wiclow Mountains.

A seulement 30 minutes en voiture de chez moi, on peut aller faire de la marche en pleine nature. Quand je dis nature je n’entends pas un pauvre parc au milieu de la ville. Non je vous parle ici de la nature avec un grand « N », Alaskan style : ruisseaux, lacs, sapins, montagnes… tout y est sauf les ours remplacés par des moutons. On peut le regretter en un sens mais on n’a jamais entendu parler d’hommes sauvagement attaqués par des moutons non plus. Pour les plus frileux d’entre nous, c’est un vrai plus.

Et puis, chose suffisamment rare pour être soulignée, lorsque j’ai été marcher dans ces fameuses montagnes de Wiclow, il faisait beau ! On en aurait presque pris des coups de soleil dis-donc. Presque seulement car bien sûr ce n’est pas arrivé, ca reste l’Irlande, faut voir à pas tout confondre. Il y avait quand même largement assez de soleil, et j’étais aussi largement assez fatigué, pour faire une sieste de presque une heure, allongé dans l’herbe, tout en haut de la montagne, avec un paysage à couper le souffle juste en face de mes petits yeux qui se fermaient. J’aime pas trop les siestes (surtout les réveils de sieste) en général mais là, j’en ai bien profité.

En tous cas, les WM c’est fait, c’est coché. Prochaine étape : les Cliffs of Moher, les Aran Islands, Dingle, Galway et le Connemara. Who’s coming ?

Demain : Ritmo Latino [9/10]

dimanche 6 janvier 2008

Etre Français à l’étranger*

Tous les Français à l’étranger expérimentent à un moment ou à un autre comme un certain « mal du pays », j’en suis sûr. Je ne vous parle pas ici des grèves de la SNCF et de la RATP (et de la trop fameuse interconnection coupée sur la ligne A du RER), je ne vous parle pas des parisiens grossiers, je ne vous parle pas non plus des programmes de télé réalité de TF1 et M6 (à l’exception de Kôh-Lanta), non tout ça on s’en passe très vite et à bien y regarder on n’en n’a même pas besoin du tout. Le mal du pays dont je vous parle est un mal « gastronomique ». Si nous mangeons à notre faim, Dieu merci, nous ne mangeons pas nécessairement à notre goût.

A ce titre tous les pays ne se valent pas. Au Japon et au Liban par exemple, je n’ai pas tellement ressenti ce manque tant les gastronomies locales sont riches, variées et savoureuses. En Irlande, mes papilles se sentent malheureusement moins à l’aise. Les spécialités du coin sont l’Irish Breakfast (grosses saucisses, bacon épais et bien gras, le tout accompagné d’haricots en sauce), l’Irish Stew (du bœuf cuit pas très appétissant), le Fish & Chips (j’y ai goûté une fois, on ne m’y reprendra plus) et la Guinness (je ne la présente plus, aussi calorique qu’un steak, elle représente un vrai substitut de repas, avis aux amateurs de régime. En fait non.) De la nourriture gaillarde mais pas alléchante pour deux sous.

Dans ces conditions remuer ciel et terre pour trouver une baguette et un bout de fromage tient autant du plaisir que de la survie pour les froggies. Si je suis d’un naturel peu dépensier (radin diraient les mauvaises langues), je me surprends à ne pas regarder les prix de certaines denrées « Made in France »** miraculeusement arrivées sur mon île Si le duo camembert Président-baguette « Cuisine de France » (qui ne vaut pas celle qu’on trouve dans l’Hexagone mais bon) se trouvent sans trop de difficulté au SPAR pour la modique somme de 4,78€, il est beaucoup plus coton de dénicher une bouteille de Volvic ou du foie gras pour Noël.

Avant Noël justement j’ai eu envie de foie gras. J’ai passé 2h en ville à en chercher pour finalement rentrer bredouille. Heureusement j’ai réussi à trouver un plan de secours au Tesco du coin. Pour 10€ je me suis acheté un combo charcuterie-brie-baguette qui va être au menu de 2008 un paire de fois à mon avis. Une seconde expédition sous la houlette de Linda m’a par la suite permis de découvrir une super épicerie où j’ai enfin pu trouver un peu de « pâté de Noël ». On était loin de la sélection pléthorique du Auchan des troif’, où je me souviens encore du gros bloc de acheté l’année dernière acheté pour pas cher avec mon double. Ici y’a que des blocs de la taille de mon ptit doigt et pas de prix indiqués. Ca sent l’olive à la caisse ça…

Tant pis je craque, j’en prends un tout petit pour moi et 2 petits pour Floyd et Vicky, ça fera plaisir. 50€. Mince ça fait cher de la bouchée, comme me le fait remarquer Linda qui a droit à son olive aussi. La caissière, elle aussi française, compatit : « Ca, on n’est pas en France ». En effet, on n’est pas en France mais avec mes 50€ en bouche et en fermant les yeux ce sera tout comme.

Joyeux Noël à tous et Bonne Année 2008 !
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*mon post de Noel, égaré puis finalement retrouvé et donc livré à mes chers lecteurs, bien qu’un peu tardivement
**en fait vu le prix de la nourriture ici, j’ai quasiment arrêté de regarder tout court tant les prix sont déprimants

mardi 18 décembre 2007

L'île de la Tentation

Le thermomètre n’indique que quelques degrés à peine au dessus du zéro. Le vent vous glace le sang. La pluie vous trempe jusqu’aux os. Il fait nuit dès 16h30. Non, le climat irlandais ne donne pas envie de sortir tous les jours. Mais de boire pour oublier, ça oui !

Il faut faire attention néanmoins et se fixer des règles. Personellement et après une task force entre les 2 hémisphères de mon cerveau je m’en suis donné trois. 1/ pas d’alcool en dehors du vendredi et du samedi (+ une exception dans la semaine si l’événement le nécessite), 2/ pas plus de trois verres dans la soirée (sinon, je me lève à pas d’heure le lendemain) et 3/ que de la bière ou du vin. Voilà donc pour la théorie. C’est beau, c’est propre, c’est carré.

C’est surtout très ambitieux, particulièrement à l’approche de Noël où tout est prétexte à boire. Entre vendredi 7 et samedi 15 par exemple, j’ai participé à 3 « X-Mas Party», 2 soirées d’anniversaires, un dîner et à un pot de départ. Ajoutez à cela mon colloc Gerard qui débouche une bouteille de Cava (une sorte de Champagne made in Cataluna) dimanche midi tout simplement pour célébrer « dimanche » (tout est prétexte à boire ici, je vous l’ai bien dit) et m’oblige à la finir car tu comprends, Sullivan, ça se garde pas. Bah non, t’as raison Gégé, aller re-sert moi ! Pas facile donc d’être sobre en Irlande.

Mais finalement, ce n’est pas très important car si le liquide qui fait rire coule gaiement, il coule néanmoins de manière beaucoup plus responsable que lors des fêtes étudiantes, véritables anti-chambres de l’alcoolisme.
Et puis aussi ce n’est pas grave parce que mi-septembre j’ai pris l’habitude d’aller tous les jours faire du sport et que cette bonne habitude permet d’éliminer la quasi-totalité des méfaits du liquide qui fait rire sur mon corps. Le problème c’est que j’ai perdu cette bonne et saine habitude depuis mi-novembre. C’est mal. Je le sais.

Je le vois aussi.
Comment ? Tout simplement parce que je deviens gras. Oh ras
sures-toi lecteur, tu me connais et tu sais que je suis incapable de m’engraisser, plus encore de grossir (ce qui au passage énerve énormément mes collègues qui me voient manger comme un sumo sans prendre le moindre kilo). Néanmoins, de manière quasi imperceptible, je le sens, je suis plus gras qu’avant. En 2008, c’est sûr, c’est décidé, je reprends le sport de manière quotidienne sinon c’est plus Steven et Sullivan qu’on nous appellera avec mon frangin, mais Gros et Gras, et ça je ne peux pas m’y résigner. Maintenant d’ici à 2008…

mardi 6 novembre 2007

Décal(c)age horaire

En Irlande, le décalage horaire est d’une heure en moins par rapport à Paris. Officiellement du moins. Car dans les faits, le décalage est nettement plus important. La vie ici suit un rythme totalement différent qu’au pays de la baguette et du fromage. J’en veux pour preuve deux exemples : l’heure du dîner et le vendredi soir.

A Dublin, s’il te prend cher lecteur l’envie d’aller manger dans un pub pensant ainsi faire comme les locaux, je te déconseille d’y aller sur le coup de 20h comme tu le ferais en France. A 20h le service est fini et on te regarde comme une personne un peu bizarre si tu essayes de commander à manger après cette heure. Après 20h on boit, on ne mange plus. Dennis et moi en avons fait l’expérience lors de notre tout premier jour ici et nous nous sommes rabattus en désespoir de cause sur un kebab pas terrible (normal pour un kebab) avant de retourner dans le pub pour ingurgiter notre toute première Guinness. Finalement on a réussi à se fondre un peu dans le paysage ce jour là. Depuis, rassures-toi lecteur je me fonds nettement mieux dans le paysage grâce aux litres de bière du vendredi soir.


Les sensations de début de week-end sont assez intéressantes en terme de changement des points de repères horaires. Avec TIGF, on commence à boire dès 17h le vendredi. Vu qu’en Irlande la bière c’est du sérieux il ne viendrait à l’idée de personne (même plus de moi d’ailleurs, j’ai pris le pli) de ne pas en enchaîner plusieurs. Si chacun y va à son rythme les plus rapides (mes potes Allemands ainsi que Gerard mon coloc Catalan) ont quand même une certaine influence sur les plus lents (moi) et c’est donc tous en cœurs que nous nous retrouvons un peu éméchés (soyons honnête bien imbibés) alors qu’il n’est même pas 20h. Parfois, la soirée a tellement bien commencé et surtout tellement tôt (record à battre : 16h un vendredi) qu’à 21h on a l’impression qu’il est déjà 1h du mat’ et donc que la soirée va vraiment être longue.

Incompréhensible sur le continent et surtout en Espagne où on commence à sortir vers minuit bien tassé après avoir tout juste terminé une bonne tortilla, l’heure irlandaise, c’est pas simplement une heure en moins sur un cadran d’horloge, c’est surtout un réflexe à prendre : celui de lever le coude.

mardi 30 octobre 2007

Smile you’re being watched

Going to the gym to exercice is among the things I hate most. In my “boring things you can do” list it’s ranked between watching live the drying program of my clothes in my washing machine and waiting 30 minutes for the next train to Cergy since I witnessed the door of the previous one closing just in front of my eyes.

So why did I sign up for a 10 weeks 5 sessions a week program at my local (i.e. Google) gym? Well, it seemed like a good idea at the time I did so. Plus, I never learned how to say “No” (this is a real problem in my life, I might develop why in a post one day). Now I’m stuck with this program since both my roommate and a colleague of mine enrolled as well and count on me to keep all 3 of us highly motivated.

So here I was last Monday at the gym for a 30 minutes session of running that I was already expecting to be boring as always when I found a pair of headphones and the TV switched on a show that was beginning on the BBC. A few cameramen teamed up with 4 police patrols of a rough neighbourhood and I was to watch the most exciting moments of these patrols captured lived on camera. How great!

Story #1: We’re watching the scene from a surveillance camera. A white van is parked on the street. Three 12 years old are cycling in circles around the van. After a couple minutes one of them breaks the front seat widow, steals a package left alone on the seat and cycles away with his 2 accomplices. The kids didn’t see the camera but the camera saw the kids! The chase begins. A helicopter starts chasing the kids that don’t notice they’re being followed. Soon after, a motorcycle and a car join the chase. After a few minutes of unsustainable adrenaline the kids have calmly hidden at their HQ (their mom’s house) and the police arrives only a minute later, enters the house, handcuffs the three 12 years old and discovers what’s inside the stolen package: a pairs of boots. The kids are placed under arrest and brought to the precint. It’s another fantastic victory for the police in the war against criminality.

Story #2: We’re in a car patrol. In front of us a 24 years old in a red Ford Ka just drove into what clearly is a “bus lane only from 8 a.m. to 7 p.m.”. And it’s only 5 p.m. The careless driver is pulled off by the police officers. A €30 fine is issued after a good 15 minutes of explanation of why using bus lanes as a shortcut at that time of the day is a very wrong thing to do.

All the stories were more or less the same pathetic ones, all showing how easy it is to waste the tax payer money (chasing 12 year old with an helicopter!) and how dangerous it is to live in England (think that these stories are supposed to take place in a “hot neighbourhood”). Simply amazing for a French guy who just spent his last 4 years in the urban jungle of Cergy.

Fortunately, this poor quality TV kept me focused on something else than my running and my 30 minutes session felt like 15 only. There is finally one person that benefited from all that money wasted.

jeudi 4 octobre 2007

La fin de ma vie étudiante?

Hier j’ai reçu un message d’une amie de prépa sur Facebook. Elle venait aux nouvelles pour savoir comment s’était passé la fin de mon CDD chez Air France et mon installation à Dublin. Dans son message elle me posait la question suivante : « Ca fait quoi d'avoir quitté -définitivement- le monde de la vie étudiante et de rentrer pleinement dans la vie active?! »

Question normale me diras-tu cher lecteur, puisque, techniquement, pour un œil extérieur, c’est ce que j’ai fait : j’ai quitté la vie étudiante pour rentrer pour de bon dans la vie active. C'est la version officielle.

Ouvre bien grand les mains cher lecteur, car je m’apprête à y déposer un pass backstage VIP : je vais te dire la vérité cachée derrière la version officielle.

Rentrer chez Google comme tu le pré-sent lecteur, c’est pas exactement « rentrer pleinement dans la vie active » comme cela pourrait l’être quand on rentre dans un boîte normale. Rentrer chez Google c’est plutôt passer en douceur d’un monde étudiant où l’on suit des cours à un autre monde étudiant où l’on travaille et met en pratique ce qu’on a appris.

Si le travail y est sérieux, efficace et exécuté consciencieusement, l’ambiance dans laquelle il s’effectue se rapproche plutôt de celle d’un campus étudiant. Des consoles de jeux, des billards, des ballons, des couleurs, et des poufs dans tous les coins sont en effet là pour nous rappeler qu’il est important de se sentir bien au bureau. Dans le même état d’esprit, je n’ai toujours pas vu la moindre personne en costard/cravate depuis un mois que je suis ici (et je doute de ne jamais en voir d’ailleurs). Ici c’est Casual Friday Every Day. La moyenne d’âge est particulièrement jeune (à la louche je dirai 27-28 ans) et les soirées particulièrement nombreuses le vendredi soir et le week-end. Si j’ajoute à cela le fait que toute l’Europe est représentée, je peux même dire que j’ai l’impression d’être en train d’effectuer l’échange Erasmus que je n’ai jamais pris le temps de faire ! Tout bonnement incroyable!

D’ici 10 jours je recevrai mon diplôme de l’Essec qui était censé mettre un terme symbolique à ma vie étudiante mais je pense qu’elle est finalement loin d’être achevée et j’ai plutôt l’impression de prolonger le hold-up que fût mon apprentissage. Les initiés apprécieront...

mercredi 26 septembre 2007

Fish & Chips

I’m a very organized person. Really. I sometime think I’m too organized. Everything always has to be tidy, clean, ticked, within an automated Excel WorkSheet (I swear I’ll switch to GoogleDocs soon) or on my To Do List. That’s the only way I like things to be. I almost never buy something without thinking it over (also known as “Tedying it over” for the lucky few that are watching How I Met Your Mother). It’s ridiculous sometimes to see me debating whether I should buy this or that. To pick my cell phone package for example I’ve created an Excel doc with list of criteria, scores and multipliers assigned to them and formulas calculating which was the most objective choice to make so I could convince myself I was making the right decision. You think I have a problem? You might be right but that’s just the way I am. And from my experience, there are more annoying habits in life.

One thing that comes with being so organized is that I like (have to?) plan things long time in advance. To feel comfortable I need to know what I’ll be doing in the next 12 to 18 months (the long term). I’m not talking about what I’ll be doing every day but at least the job I'll do and the city/country I'll leave in. What’s more, I also like to know what I’ll be doing in the next few hours or tomorrow (the short term). I’m pretty good at organizing this too. I usually write down on a post it note everything I need to do hours after hours. You think I have a problem? Again, I keep this for me and usually don’t bother people with it although my brother Morgan once made me eat that very post-it note (I was pissed that he delayed my post-it schedule. He was right to let me know I over reacted that time but I wish he would have made his point differently).

By now you get that I’m a very organized person who always know what he’s doing in one year or one hour from now. What I’m very bad at, is to plan things for next week-end.


Because I’m too focused on next year and tomorrow I usually forget to plan things for my week-ends. I don’t have enough fingers on my two hands to count how many days off I forgot to plan things for. You know, these days off that allow people to take a 3-days week-end to visit their parents or take mini-vacations? Well I always failed to make the most of them. I can’t seem to be able to anticipate these when I’m so good at anticipating all the rest.


I’m telling you this only to stressed the fact that I actually did something interesting last Sunday although I brilliantly failed to plan it again. I had a party (my roommate did to be honest) on Saturday where I talked with people that invited me to join them for a trip to Howth on the very next day. Howth is a fishermen village in the North of Dublin. After being here for almost a month now this was the first time I wasn’t looking for an apartment so I jumped on this occasion to finally get to visit a little bit this beautiful country. The plan was amazingly simple: walk near the cliffs by the sea after had a classic Fish and Chips for lunch. How lovely! And so Irish too!

So off we went on Sunday. We were supposed to eat Fish & Chips for lunch. I made sure to be hungry by the time would get to Howth (2:30 pm) to enjoy lunch even more. Well, I wasn’t alone (we were 10 to 12 I’d say) and the plan switched to walking first. I looked at the other guys who were just as disappointed as me to postpone eating. Girls (always on a diet and glad to avoid putting on some more fat) usually don’t mind this kind of things. For guys it’s different. We’re always (and I couldn't stress that word enough) hungry. But it’s okay, we could wait another hour and after making sure we’d be back to eat in an hour we started walking toward the cliffs.

An hour later, once on top of the cliffs (or so I though it was) the program changed again. The girls now wanted to go to the (very) top of the cliffs for a two and a half hour “lovely walk”. 3 guys and I felt like we had to step up and announced to the pack that we had to split now, our survival depending on it. After a quick talk, the four of us were firmly walking to the fish and chips place to tackle our first real irish meal.


Once at the restaurant, we ordered the food and enjoyed our meal. It was no cheap or fancy place but still a pretty good restaurant. A beer helped us have fun while eating.

On my way back to Dublin I met friends that went to play golf in Howth too as I discovered. We laugh in the train and once home I though I had a very nice Sunday. And I would still remember it as such had I not entirely vomited that very evening what has become now my first and last Irish Fish and Chips. I guess, the restaurant wasn’t so good after all…

dimanche 16 septembre 2007

Feu rouge!

En tant que piéton depuis 24 ans (et pour quelques années encore à n’en point douter), j’ai peur des voitures. Ou du moins j’essaye d’être aussi prudent que possible lorsque j’en croise une sur ma route.

A Cergy, de ce côté-là, j’étais tranquille. Lors de la construction de la ville, les architectes avaient en effet tout fait pour séparer autant que possible voitures et piétons, créant par exemple de nombreux ponts au dessus des routes. Même si l’idée n’a pas eu le succès qu’elle méritait, je trouvais le résultat plutôt agréable.

A Paris, à part peut-être sur les Champs-Élysées où il est nécessaire d’avoir de bons réflexes, les voitures ne sont pas tellement un problème non plus. Il faut être attentif aux couloirs de bus, c’est vrai mais pour le reste, il n’y a pas trop de règle à suivre. Les feux rouges pour piétons sont d’ailleurs plus considérés par les français comme une simple opinion qu’une réelle interdiction.

Par contre à Dublin, être piéton me semble vraiment dangereux parfois. Déjà, il faut bien se dire que mes réflexes de continental sont mis à rude épreuve par le fait qu’ici les voitures roulent de « l’autre côté » (aussi appelé le « mauvais côté ») de la route. Du coup, on a l’habitude de regarder à gauche puis à droite alors qu’ici c’est à droite puis à gauche. Jusque là rien de bien méchant. Le vrai problème est ailleurs. Il est double en fait.

D’abord, les rues semblent plus étroites qu’en France et donc même si on marche sur le trottoir les voitures et les double deccker nous frôlent trop souvent à mon goût. Ensuite, les automobilistes (et à ce niveau là les chauffeurs de bus méritent la palme) donnent l’impression de préférer écraser les piétons qui se seraient égarés sur un passage cloutés plutôt que de freiner. Probablement qu’un piéton mort vaut mieux qu’un piéton qui ralentit les voitures ici.

En tous cas, si je peux donner un conseil à tous les piétons de la ville (et surtout aux piétons étrangers peu habitués aux mœurs locales de la conduite à droite) c’est de marcher strictement sur les trottoirs et de respecter scrupuleusement les feux de circulation. Sans rire, votre vie en dépend…

vendredi 7 septembre 2007

Is the room still available?

Jeudi, 18h. Je finis ma pinte de Budweiser en compagnie de Dennis et Gerard, 2 Nooglers comme moi. On avait l’après-midi de libre aujourd’hui pour s’occuper de formalités administratives (ouvrir un compte en banque, effectuer les démarches pour obtenir un numéro de sécurité sociale, …). On a plutôt bien bossé puisqu’on a réussi à tout faire, du coup on est allé boire une bière. Normal, c’est l’Irlande. Mais bon j’ai une visite pour un appart à l’autre bout de la ville dans 30 minutes alors il faut que j’y aille.

L’appart en question a l’air plutôt sympa. L’annonce dit qu’il s’agit d’une « double room » (lit double), dans une colloc avec 2 italiens. Géographiquement bien situé, il y a le WiFi et tout et tout pour un loyer mensuel de 550€, ce qui est correct pour Dublin. Lorsque j’ai appelé tout à l’heure le type m’a dit que les visites commenceraient à 18h30. J’ai décidé d’y être dès le début pour maximiser mes chances. Je le sens bien

18h23. J’arrive devant l’immeuble. A priori je dois être le premier. Je frappe. Un type ouvre la porte et me dit « Sorry, the room is gone » ! Les visites n'ont même pas commencées que l'appart est déjà parti.

Voilà qui illustre assez bien la situation de l’immobilier à Dublin, l’une des villes où la croissance économique est l’une des plus forte d’Europe et où les étrangers se comptent par milliers.

Voilà qui illustre tout aussi bien l’avancée de mes propres recherches de logement. Cela fait une semaine que je suis ici et je n’ai toujours pas trouvé ce que je cherche. Mais à défaut de trouver mon « chez moi » je me suis dégoté une « solution de secours » en la personne de Gerard qui a une chambre de libre dans son appart pour me loger jusque fin septembre si besoin. Mes recherches sont ainsi moins stressantes mais tout aussi infructueuses.

dimanche 2 septembre 2007

Dreaming of streaming

On nous le dit, on nous le répète, télécharger c’est mal. Pour bien nous le faire comprendre on condamne même régulièrement un internaute ou deux de manière symbolique. Ca n’empêche pas les millions d’autres de continuer de télécharger m’enfin, c’est mal.

Pour m’éviter tout un tas d’ennuis aussi bien judiciaires que pratiques (il faut prendre le temps de télécharger les films/séries qui vous intéressent et ensuite les stocker, le tout étant coûteux en place sur les disques durs et donc en argent sonnant et trébuchant) je me suis mis depuis quelques mois à regarder les derniers épisodes de mes séries favorites quasiment exclusivement grâce à la technique du « streaming ».

Plusieurs sites plus ou moins pratiques sont disponibles sur internet et offrent un très large choix de fichiers à regarder jusqu’aux plus récents (j’ai par exemple regarder Die Hard 4 pas plus tard que la semaine dernière). Le seul petit hic c’est la qualité, parfois moyenne bien que généralement plus que suffisante, des vidéos disponibles.

Bref le streaming fait de moi un internaute comblé, d’autant qu’en France les connexions internet sont haut-débits, ce qui est indispensable pour le streaming.

Oui mais voilà, au moment même où j’avais trouvé les bons sites de streaming et où je commençais tout juste à maîtriser la chose, i.e. il y a quelques jours, je suis parti en Irlande. Et là, niveau internet, c’est une autre histoire.

Selon les dire de Samuel et Grégory (2 pti’gars bien de chez nous avec qui je vais peut-être habiter quelques temps), l’Internet haut-débit à la Free et autre Neuf Telecom, ici ils ne connaissent pas vraiment. Enfin ils ont bien un accès rapide mais on est loin des vitesses françaises. Alors j’ai comme l’impression que mes jolies petites séries en streaming je vais avoir un mal fou à me les regarder. De toutes les façons, pour l’instant je n’ai pas d’appart alors j’ai d’autres chats à fouetter que de savoir si on peut streamer pépouze au pays de la Guinness.

mercredi 25 avril 2007

"It's a cork name"

Pas encore habitué à l’accent irlandais, je n’ai pas compris ce que cet employé de la douane à Dublin (où je viens tout juste d’atterrir) veut me dire. J’ai entendu cark. Ca veut dire quoi cark ?

Essayons de le faire répéter. Pareil, il me redit que c’est un cork name en me montrant mon prénom sur mon passeport. Je demande ce que ça veut dire que cork. Je ne comprends pas vraiment ce qu’il me dit mais en y repensant quelques mètres plus loin j’en déduis qu’il était tout simplement en train de me dire que Sullivan ça sonne très irlandais, très cork,
du coin en somme. Je me mets alors à penser que j’aurais dû lui répondre : « My parents are to blame for that », ça l’aurait peut-être fait sourire. Trop tard, je suis déjà à la recherche du bus qui doit m’emmener vers le centre ville et ce qui me fait venir ici : mes entretiens chez Google Ireland.

Je trouve l’arrêt numéro 5. Je me renseigne. Mon bus c’est pas celui qui attend, c’est le suivant. La fille qui vend les billets croit m’aider en ajoutant « Every second bus goes to the Schoolhouse Hotel (mon arrêt)». Quand j’y pense c’est idiot. Tous les bus Aircoach se ressemblent et il n’est pas marqué où ils vont. Donc comment savoir que c’est le second bus ? Peu importe, voilà mon bus. Je monte. Et je commence à avoir méchamment faim. En plus comme je viens de retarder ma montre d’une heure, ça n’aide pas à faire avancer midi.

Une heure plus tard je me retrouve devant les bureaux de Google. J’ai 20 minutes d’avance et chance, il y a une boutique juste à côté qui vend des sandwiches. J’attrape un BLT et 50cl de Volvic, je lâche 5,09€ dans l’opération, je mange et je me présente à l’accueil de Google et pénetre dans cette entreprise qui devient, coïncidence, au même moment la marque la plus puissante en terme de valeur
. Ca doit être bon signe.

Une fois dans les locaux je rencontre successivement 5 personnes du département Sales pour lequel je postule. Je me dis alors que je vais beaucoup me répéter et qu’on gagnerait du temps à simplement faire un gros entretien avec tout le monde. En fait, pas du tout, chaque entretien et assez différent et j’arrive (et me force) à ne pas trop redire la même chose pour éviter de m’ennuyer. On me demande si c’est la première fois que je viens en Irlande. Je dis que oui et que je ne pense pas vraiment avoir le temps d’en voir grand-chose aujourd’hui. Les questions s’enchaînent, les réponses aussi. Tout se passe bien, on rigole, on s’amuse, on se vend (des 2 côtés), et je repars content de ce que j’ai vu et satisfait par ma prestation. Il est 16h (17h en France), je peux souffler, le plus dur est passé. Il me reste néanmoins à rentrer à Cergy. Ca va être long.

Google m’a réservé un taxi pour retourner à l’aéroport. Rapidement le chauffeur entamme la discussion :
- Are ya American, mate ?
- No I’m French. Why ? Do I look American ?
- No, it’s because of the name: Sullivan.
- Yes, it’s a cork name isn’t it?
- Yeah it’s common here but as a surname only.
- I know my parents are to blame for that.


Il s’esclaffe et moi je souris, content de ma journée et de ma blague, certes préparée mais qui a fait mouche tout de même.

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Cork [kawrk]: a county in Munster province, in South Republic of Ireland. 266,019; 2881 sq. mi. (7460 sq. km).
Blow or pop one's cork: Informal. to lose one's temper; release one's emotional or physical tension.