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mardi 25 janvier 2011

Somewhere on the autobahn, Germany

I'm doing 130km/h and I don't see a thing. It's pitch dark outside and there are countless snow flakes smashing my windshield. My hands are tightly grabbing the wheel. I'm fully focused, allocating each of my brain cells to processing the informations I gather. Still I barely distinguish the white lanes. I'm trusting the car in front of me to stay on the road as I use its red brake lights as a reference point in the curves. What a blizzard!

dimanche 26 décembre 2010

Vols/Flights 2010

> Dublin - Paris (CDG), Dec. 22nd, CityJet
> Dusseldorf (DUS) - Dublin, Dec. 17th, AerLingus
> Dublin - Dusseldorf (DUS), Dec. 17th, AerLingus
> Francfort (FRA) - Dublin, Dec. 10th, AerLingus
> Dublin - Munich (MUC), Dec. 6th, AerLingus
> Oslo (RYG) - Dublin, Dec. 5th, RyanAir
> Dublin - Oslo (RYG), Dec. 3rd, RyanAir
> Paris (CDG) - Dublin, Nov. 7th, AerLingus
> Dublin - Paris (CDG), Nov. 4th, AerLingus
> Amsterdam (AMS) - Dublin, Oct. 28th, AerLingus
> Munich (MUC) - Amsterdam (AMS), Oct. 26th, KLM
> Dublin - Munich (MUC), Oct. 24th, AerLingus
> Munich (MUC) - Dublin, Sept. 23rd, AerLings
> Amsterdam (AMS) - Munich (MUC), Sept. 21st, Lufthansa
> Dublin - Amsterdam (AMS), Sept. 19th, AerLingus
> Valencia (VLC) - Dublin, Sept 5th, RyanAir
> Dublin - Valencia (VLC), Sept. 2nd, RyanAir
> Brussels (BRU) - Dublin, Aug. 11th, AerLingus
> Dublin - Brussels (BRU), Aug. 9th, AerLingus
> Marseille (MAR) - Dublin, August 7th, AerLingus
> Dublin - Marseille (MAR), July 31st, AerLingus
> Francfort (FRA) - Dublin, July 29th, AerLingus
> Dublin - Munich (MUC), July 27th, AerLingus
> Paris (BVA) - Dublin, July 11th, RyanAir
> Dublin - Paris (CDG), July 9th, AerLingus
> Brussels (BRU) - Dublin, July 7th, AerLingus
> Dublin - Brussels (BRU), July 5th, AerLingus
> Lyon (LYS) - Dublin, July 4th, AerLingus
> Dublin - Lyon (LYS), July 2nd, AerLingus
> Madrid (MAD) - Dublin, June 30th, AerLingus
> Casablanca (CMN) - Madrid (MAD), June 30th, EasyJet
> Paris (ORY) - Casablanca (CMN), June 28th, Jet4You
> Dublin - Paris (CDG), June 25th, AerLingus
> Leeds - Dublin, June 20th, RyanAir
> Dublin - Leeds, June 18th, RyanAir
> Paris (CDG) - Dublin, May 28th, CityJet
> Casablanca (CMN) - Paris (CDG), May 28th, AirFrance
> Paris (CDG) - Casablanca (CMN), May 24th, AirFrance
> Dublin - Paris (CDG), May 24th, CityJet
> Beauvais (BVA) - Dublin, May 11th, RyanAir
> Dublin - Paris, May 7th, AerLingus
> Leeds - Dublin, April 11th, RyanAir
> Dublin - Leeds, April 6th, RyanAir
> Paris (CDG) - Dublin, April 5th, AerLingus
> Casablanca (CMN) - Paris (CDG), April 4th, EasyJet
> Paris (CDG) - Casablanca (CMN), March 27th, EasyJet
> Leeds - Paris (CDG), March. 27th, Jet2.com
> Dublin - Leeds, March 7th, RyanAir
> Leeds - Dublin, March 4th, RyanAir
> Paris (CDG) - Leeds, Feb. 28th, Jet2.com
> Leeds - Paris (CDG), Feb. 25th, Jet2.com
> Dublin - Leeds, Feb. 5th, RyanAir
> Leeds - Dublin, Jan. 31st, RyanAir
> Dublin - Leeds, Jan. 18th, RyanAir
> Leeds - Dublin, Jan. 14th, RyanAir
> Dublin - Leeds, Jan. 10th, RyanAir
> Leeds - Dublin, Jan. 7th, RyanAir
> Paris (CDG) - Leeds, Jan. 3rd, Jet2.com
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Airlines (10): AerLingus (25), RyanAir (18), Jet2.com (4), EasyJet (3), AirFrance (2), CityJet (3), Jet4You (1), Lufthansa (1), KLM (1)
Countries (10): England, Ireland, France, Morocco, Northern Ireland, Belgium, Spain, The Netherlands, Germany, Norway

mercredi 27 octobre 2010

Le match du jour : les petits déjeuner en voyage

Avec tous mes déplacements je commence à être un voyageur affûté. Ma valise se fait et se défait en quelques minutes, je ne me laisse plus surprendre par l’oubli d’un chargeur ou d’une brosse à dent (et en ai constamment une de « secours » dans la petite poche intérieure), je connais les bons plans pour les voitures de locations, les upgrade sur lesquels ne pas lésiner, j’ai mes petites habitudes à l’hôtel et depuis aujourd’hui je suis même passé à la carte d’embarquement sur téléphone mobile (merci KLM).

Fidèle à moi-même j’essaye encore d’optimiser mes voyages et notamment leur rapport qualité/prix. Cette semaine, je me suis attaqué aux petits-déjeuners, l’un des gros centres de profit des hôtels selon mes calculs. Généralement facturés au prix d’un bon dîner (~17€) pour un choix conséquent mais en inadéquation totale avec mes besoins (jus d’orange, pâtisserie ou céréales + fruit et café en option) j’ai décidé de m’en passer de jauger mes alternatives.

L’option boulangerie du coin : la solution idéale à première vue avec son vaste choix de pâtisseries. Se méfier néanmoins de 2 éléments : les coutumes gastronomiques locales sont parfois surprenantes et la barrière de la langue. La boulangère, autochtone par définition, ne pratique pas l’anglais et on a vite fait de se retrouver avec des bulles dans son jus de pomme (lire aussi : Spruddelwasser).
Plaisir : 4/5, Prix : 4/5

L’option « je mise tout sur le repas de midi » : pas cher (évidemment) mais désagréable par moments dans la matinée. De plus on y gagne en minutes de travail moins qu’on y perd en efficacité et surtout en plaisir. Je déconseille.
Plaisir : aucun, Prix : 5/5, Productivité : -1

L’option américaine : le Mc Morning proposé par le McDo derrière le Mercure Centre de Tilburg propose Egg/Bacon + jus d'orange ou café un pour 5€. Si on peut se permettre la graisse et les calories ce n’est pas si mal. A tester. Plaisir : 2/5 , Prix : 3/5

L’option « cheap and safe » : à défaut d’avoir le charme de la « boul’ pât’ », la station service se pose en alternative crédible à la solution locale en offrant des jus de fruits clairement identifiables, un étalage de barres chocolatées en tout genre et des machines à café, voire des pâtisseries. 3,19€ à la station Esso en face du call center à Nuremberg suffisent à se payer un choco-croissant, un jus d’orange et un expresso. Honnête.
Plaisir : 3/5, Prix : 5/5

Bilan : la boulangerie locale pour les preneurs de risques et la station service pour les plus prudents se détachent clairement du reste du peloton.

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Bon plans :
>les hotels NH en général et le NH City de Nuremberg en particulier
>la liaison Munich-Amsterdam opérée par KLM qui ne m’a coûté que 132€ AR à 1 semaine à peine du départ
>www.locationdevoiture.fr
>les chambres supérieures du Mercure Centre à Tilburg. Pour 10€ de plus par nuit on change de galaxie au niveau de la chambre.

mardi 26 octobre 2010

D’octobre à mai

Dimanche aprèm, en faisant ma valise pour la semaine en Allemagne et aux Pays-Bas je me suis posé la question de prendre ou non un blouson, voire de sortir mon manteau du placard. Les températures on été plutôt clémentes en Irlande jusqu’à ce 24 octobre même s’il est vrai que les derniers jours avaient été un peu frais. La question était donc légitime il y a 2 jours.

Ce midi à Nuremberg, à l’heure d’aller chercher un kebab à 2 pâtés d’immeubles du bureau, je me suis réjouis d’avoir opté pour le combo manteau + écharpe + gants pour affronter le vent glacial, a.k.a « brise automnale ». C’est en marchant que j’ai réalisé ce qui se passait autour de moi : c’est l’arrivée du froid et de l’hiver. Car non seulement les températures ont chutées, mais sans que je ne m’en aperçoive voilà que les jours ont raccourcis aussi. J’ai beau avoir l’impression que c’était hier encore qu’il faisait jour jusque 23h, il n’en est plus rien. C’est dans le noir le plus total que j’ai rejoins Nuremberg après avoir atterris à Munich à 19h30.

Va falloir s’y faire, c’est l’hiver. Bon courage à tous et couvrez-vous bien !

jeudi 23 septembre 2010

Sprudelwasser

Before this year I had only been once to Germany. I tend not to count it actually because of how short the 2 days trip was at the time (however full of emotions it was since I had traveled to Berlin for a memorable surprise family reunion). This year I've already been twice and as it looks, there are more trips to Nurnberg planned for the next 6 months, which I look forward to. But I have one problem: I don't speak German. Not a word. While I'm not technically required to speak German for the matter that brings me to Bavaria, this would be convenient of course. And also this is a great opportunity for me to learn a language I had never been interested into.

See at school, I had the choice between Spanish and German. My parents having bitter memories of their years of German, I had been adviced to pick Spanish. This was a great decision because I began to learn an easy enough language and to discover a lovely culture. On the other hand, all my friends were complai
ning about how tough German was to learn and the "sausages at breakfast" stories they would tell after field trips would horrify me at the time. I never thought I could want to learn German other than for a pretty girl.

But the last two days have been very frustrating for me. I had entire meetings in German and could only pick up words here and there, when I was lucky. I hated it. I was left out of not just the discussion but the entire understanding of the meeting. During one of them, in between two moments of absence, I decided I would learn German. I don't intend to get fluent overnight or to be able to write properly but I'd like to be able to pick up what's going on around me. Also I wouldn't mind understanding some of the weird German habits. The main one I need explanations with is the sparkling water.

In any country I've travelled to the water choices you have are "still" or "sparkling" water. In Germany, it's "light sparkling" or "strong sparkling"?! And don't think you'll get around that awkward choice by going for the apple juice: it's a trap too! It's mixed with sparkling water! On the menu of the restaurant yesterday I tried to escape the bubbles but I panicked when the waitress (not one of these who would have made me learn German) came over. I had a look at the menu and there were bubbles all over the card. I thought I was going for the safe option by ordering a "Coke" but my awful pronunciation almost got me a local beer had it not been for my boss who corrected my order (I owe you one Hardy). I urgently need German classes. Really.

Any cute tutor available?

jeudi 31 décembre 2009

Vols/Flights 2009

> Leeds - Paris (CDG), Dec. 23rd, Jet2.com
> Dublin - Leeds, Dec. 13th, RyanAir
> Leeds - Dublin, Dec. 3rd, RyanAir
> Dublin - Leeds, Nov. 23rd, RyanAir
> Rome (CIA) - Dublin, Nov. 22nd, RyanAir
> Dublin - Rome (CIA), Nov. 19th, RyanAir
> Leeds - Dublin, Nov. 18th, RyanAir
> Dublin - Leeds, Nov. 16th, RyanAir
> Leeds - Dublin, Nov. 12th, RyanAir
> Dublin - Leeds, Nov. 2nd, RyanAir
> Leeds - Dublin, Oct. 31st, RyanAir
> Paris (CDG) - Leeds, Oct. 26th, Jet2.com
> Dublin - Charleroi (CRL), Oct. 23rd, RyanAir
> Leeds - Dublin, Oct. 16th, RyanAir
> Dublin - Leeds, Oct. 11th, RyanAir
> Leeds - Dublin, Oct. 9th, RyanAir
> Dublin - Leeds (BRA), Oct. 7th, RyanAir
> Paris (CDG) - Dublin, Oct. 3rd, AirFrance/City Jet
> Casablanca (CMN) - Paris (CDG), Oct. 3rd, AirFrance
> Marseille (MRS) - Casablanca (CMN), August 17th, Jet4You
> Casablanca (CMN) - Paris (ORY), August 7th, Jet4You
> Madrid (MAD) - Casablanca (CMN), July 1st, EasyJet
> Dublin - Madrid (MAD), July 1st, AerLingus
> Barcelona (BCN) - Dublin, June 21th, AerLingus
> Dublin - Barcelona (BCN), June 19th, AerLingus
> New York (JFK) - Dublin, May 10th, AerLingus
> Detroit (DTW) - NewYork (JFK), May 6th, NorthWest Airlines
> Las Vegas (LAS) - Detroit (DTW), May 4th, NorthWest Airlines
> Philadelphia (PHL) - San Francisco (SFO), April 28th, US Airways
> Dublin - Philadelphia (PHL), April 28th, US Airways
> London (LGW) - Dublin, April 21st, AerLingus
> Dublin - London (LGW), April 20th, AerLingus
> Paris (CDG) - Dublin, March 22nd, RyanAir
> Dublin - Paris (CDG), March 13th, RyanAir
> Vienna (VIE) - Dublin, March 8th, AerLingus
> Dublin - Vienna (VIE), March 6th, AerLingus
> Paris (CDG) - Dublin, Feb. 8th, AerLingus
> Barcelona (GRO) - Paris (CDG), Feb. 1st, RyanAir
> Dublin - Barcelona (GRO), Jan 29th, RyanAir
> Oslo (TRF) - Dublin, Jan. 25th, RyanAir
> Dublin - Oslo (TRF), Jan. 23rd, RyanAir
> Paris (CDG) - Dublin, Jan. 6th, AerLingus
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Airlines (8): RyanAir (21), AerLingus (10), US Airways (2), NorthWest Airlines (2), Jet4You (2), AirFrance (2), Jet2.com (2), EasyJet (1)
Countries (11): Ireland, France, Norway, Spain, Austria, England, USA, Morocco, Belgium, Italy, Vatican

mardi 24 novembre 2009

La faute à pas de chance [Rome, Italie]

Rome Ciampino
20h00: je fais la bise à Raly, puis à Béné, puis un "check" à Steven, et c'est avec une émotion intense que je quitte mes compagnons de voyage. Face à moi, une petite heure d'attente pour embarquer vers Dublin et atterrir vers les 23h20. C'est pas méchant et en plus j'ai plein de lecture.
20h03: je suis en face de ma porte d'embarquement. Sur l'écran on peut lire Dublin, 21h35. Je suis au bon endroit, c'est rassurant. Je me pose et je sors "Discover your strenghts". Je lis.
20h09: putain... y'a déjà des boulets qui se mettent à faire la queue. Bon, ben je fais la queue aussi parce que si je veux avoir le choix des places il faut être dans les premiers.
20h11: je m'assois par terre, c'est plus confortable pour lire.
20h45: je me retourne. Wow, y'a du monde pour Dublin quand même. Intérieurement je me dis que j'ai pas été mauvais parce que en étant dans les premiers je pourrais probablement être à la sortie de secours.
21h10: toujours personne à l'embarquement. Pas forcément inquiétant
21h15: 2 filles arrivent pour l'embarquement, tout le monde se lève et moi aussi. Je sors le ticket et la carte d'identité.
21h16: fausse alerte, les 2 loulouttes sont là pour l'avion d'à côté. L'écran bugge donc je ne sais pas où ils vont les gens d'à côté. Mais une chose est sûre, ils y vont eux.
21h18: je me rassois par terre.
21h19: je dois être un leader né pcq tout le monde se rassoit aussi du coup.
21h30: on va avoir du retard, que j'me dis. Ils pourraient prévenir quand même.
21h50: une fille de l'aéroport arrive. Elle annonce sans micro un truc du genre: "I'm sorry but your plane has had a technical problem and will be taking off from Fiumicino airport". Hein?! Quoi?! Elle a dit quoi la gonzesse?! En un instant c'est l'attroupement. Tout le monde se rue vers la "gonzesse". Immédiatement je cerne la personnalité de la fille: très courageuse et très conne à la fois. Courageuse car pour annoncer ce genre de nouvelle à 189 passagers sur les nerfs, faut le faire. Très conne parce qu'annoncer ça comme ça aux 20 premiers passagers et répéter 20 fois la même chose en Italien et en Anglais au lieu de tendre le bras et faire une (ou plusieurs) annonces au micro pour informer tout le monde, faut pas être bien maline. Bref. On l'a dans l'cul lulu. Apparemment un bus va venir nous chercher d'ici 30-45 min pour nous amerner à l'autre aéroport. Mouais... Ca sent le sapin tout ça.
22h30: rien. Tout le monde attend gentiment. Je suis épaté de voir comme les gens sont calmes et résignés.
23h: rien. Même résignation générale. Je me vois déjà dormir à l'aéroport. Fais chier quand même. J'aurais dû le piquer l'oreiller de l'hôtel tient.
23h30: la fille revient, tout le monde se lève, y'a plus de priority boarding ou de 3ème âge qui tienne. C'est chacun pour soit. C'est scandaleux mais bon.
23h32: bonne nouvelle! L'avion est quand même à Ciampino pour finir et on va décoller d'ici. Putain, ca c'est d'la bonne nouvelle. Avoir quelques heures de retard ça va, c'est le jeu, mais passer la nuit à l'aéroport c'est relou.
23h40: je suis assis rangée 12 comme je l'aime. J'ai plutôt assuré sur ce coup là.
23h45: le capitaine nous annonce que soit on se magne le train de s'asseoir soit on risque de pas pouvoir décoller car l'aéroport ferme dans 15 min. Personne se presse pour autant. Perso, je suis déjà assis, je peux pas faire plus. Je mets mes boules quies, je gonfle mon tour de cou, je mets mon cache-yeux (je sais pas comment ça s'appelle) et je me dis que ne pouvant rien faire de plus, j'ai tout intérêt à essayer de dormir de ce pas. On verra bien si on me réveille dans 15 min ou non.
Minuit: ben finalement on va quand même pouvoir décoller. Je soupçonne le capitaine d'avoir bluffé un peu. M'en fous, pourvu qu'on décolle.
3h15 GMT+1 soit 2h15 GMT: on atterrit à Dublin. L'aéroport est vide. Les douaniers nous laissent passer super vite comme d'hab', je regarde dehors et je m'aperçois qu'évidemment pour les bus, je vais pouvoir repasser. Du coup direction la file de taxi. Je prends le premier qui vient. Il s'agit d'un type d'une cinquantaine d'année. Il a une voix super rauque, je comprends rien à ce qu'il dit. Manque de bol il a envie de parler. ok, parlons. Enfin essayons. Il a arrêté de fumer depuis 3 mois mais il compense avec des bonbons. C'est dur quand même. J'apprends que l'aéroport est ouvert toute la nuit et je vois passer un bus dans le sens inverse. Merde, y'en avait ptêtre dans mon sens aussi. N'empêche que l'aéroport est vide entre 1h et 5h donc quand t'es dans la file de taxi t'as intérêt à avoir un bon journal qu'il me dit mon chauffeur. Et c'est pas trop chiant car tu peux aussi prendre un café avec les copains. Ok. Fair enough. Mon chauffeur c'est un gambler. Les bourrins c'est son truc. Le poker aussi mais plus maintenant et surtout pas le texas hold'em. Il me parle d'un autre jeu. Je comprends pas trop. On passe devant le stade de courses de chiens et là il m'explique ce qu'il faut regarder chez un chien. Moi je lui dis que je fais généralement confiance à ce qu'il y a dans le livret et que je "break even" comme ça. Il me prend pour un débutant je crois. Il a bien raison. On arrive chez moi. Cool. Je lâche 25€ et je fonce chez moi. Je jette mes fringues par terre. Je saute dans mon lit. Je mate mes mails et SoFoot.com. 30 min plus tard, je dors comme un bébé. M'enfin il est pas loin de 4h et je dois être à 9h au taf et je redécolle pour Leeds vers 21h.
Pfff la journée va être longue.

mardi 1 septembre 2009

Unexpected encounter

I close my laptop. I look around the floor of the office, there is no one left. It’s 7 p.m. I’ve been here since 7 a.m. It’s more than time to go home, eat and … get back to work. 7’o clock isn’t a bad time to leave the office during this month of Ramadan. It’s exactly the time of the ftour so every one is eating and I’m sure to be litteraly alone on the road. It feels like being in the qualification laps of a grand prix.

On my way out, I’m passing by the security gate of Casanearshore. The guard I chated with yesterday at about the same time recognizes me and invites me to eat with him and his colleague to share their ftour. There’s no way I say no to that, no matter whether I’m hungry or not. The next 30 minutes are just among the most memorable of my stay in Morroco and at the perfect image of the Morrocans people: simple, friendly, open minded, exotic, full of discoveries.

One of the 2 guards’mother have cooked this ftour for us: tasty harira, grilled sardines, eggs, pastries, date, mint tea … it’s all there and it’s delicious. Miras does most of the talking in an approximative but pretty fluent French. His colleague is more quiet. I think his French isn’t as good and he may be shy about it. Or simply Miras doesn’t let anyone else have the time to speak. God seems to be responsible for everything and Miras thanks him for that every second word. His faith is inspiring. I’m smiling, listening, trying to make sense of what Miras says, add a thing or two in the conversation and mostly, and most importantly, I enjoy the hospitality and I relax.

The night is slowly coming over Casablanca. From where I am with my hosts, I completely forget about my day and try to make the most of the moment. In a few minutes, I’ll leave Miras and his colleague (and their friends who’ve joined us), go to my car and start heading home. I’ll work some more today but that’s ok, this unexpected sharing of the ftour has made my day.

mardi 4 août 2009

1 weekend et 1 livre [Fés, Maroc]

Rapide visiteur à Fés la semaine dernière où j’ai pu découvrir une médian incroyable, véritable théâtre à ciel ouvert débordant de couleurs, de vie et d’innombrables scènes du quotidien, ce n’est qu’aujourd’hui, une semaine plus tard, sur la plage de Bouznika, que j’en explore les moindres recoins.

Guidé par Namouss, petit enfant de 6 ans, je découvre les secrets de la vie dans cette médian aux milliers de ruelles étroites, aux boutiques minuscules, aux rencontres riches en enseignement et aux maisons insoupconnées. Dans « le fond de la jarre », Abdellatif Laâbi me fait continuer mon voyage à Fés et ma découverte émerveillée de la culture marocaine. Voici une œuvre à lire absolument après avoir visiter cette ville.
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(+) le riad Myra (!), la visite avec Ahmid, la nouvelle ville, les artisans de la médina, le prix de la réparation d’un pneu crevé (20dhm !)
(-) les indications sur l’autoroute pour trouver la sortie pour Volubilis

mardi 14 juillet 2009

Le thé à la menthe [Casablanca, Maroc]

Ca fait 15 jours que je suis à Casablanca et mon quotidien est déjà rythmé de ces petites choses anodines qui font qu'on se sent à l'aise sans avoir à réfléchir.

J'ai par exemple pleinement intégré les us et coutumes de la conduite marocaine. Lorsque j'arrive à un feu, si je m'arrête un peu trop devant le feu de sorte que je n'en vois plus les couleurs, je ne panique pas. Je sais très bien qu'avant même que le feu ne "crache sa valda" je me serai déjà mainte fois fait signaler par autant de coups de klaxon qu'il est grand temps que j'enclenche la première. C'est comme ça, on s'entraide beaucoup sur les routes au Maroc.

Je ne me surprends plus non plus de voir arriver en contre sens une calèche ou le marchand de fruits sur la file de gauche de mon avenue. Oui il va falloir que je l'évite, tant bien que mal mais non il n'y aura pas d'accident. Pas cette fois-ci du moins. Et je n'écraserai personne non plus malgré les dizaines de piétons qui slalomment entre les voitures lancées au milieu de l'avenue. Pas cette fois-ci du moins. Enfin, j'ai toujours un petit billet de 20 dirhams prêt à être tendu au policier si jamais je me fais arrêter pour une quelconque raison. Ainsi qu'un de 50, au cas où ils seraient deux.

Pour le reste, je m'arrête à la terrase d'un café non loin de chez moi le soir pour y boire tranquillement un délicieux thé à la menthe bien mérité. Le serveur ne me demande plus ce que je veux. Il sait. Je dis bonjour à l'épicier qui commence à me connaître et je me repère dans les rues de Casa. J'ai compris comment recharger ma clef internet 3G et j'ai une combine pour les recharges de téléphones en cas de besoin.

Ca y est donc, je suis en train d'atteindre ce que j'étais venu chercher ici: une vraie idée de la vie et de la culture du Maroc. Pour bien faire les choses, il me reste encore à sortir plus, à visiter le pays et à participer quelques jours au ramadan. J'ai promis à mes collègues que j'essayerai. Mais vu la qualité de la tagine que j'ai mangé à midi ce n'est pas sûr que je veuille m'en priver pendant 30 jours...

dimanche 15 février 2009

Pas si cher que ca [Oslo, Norvège]

"Ah, tu vas à Oslo?  Ca va te coûter un bras!"

Voici en résumé ce que tout le monde me disait avant que je ne m'envole pour Oslo.  A la première personne qui te dit ca, ca va, tu en rigoles.  A la deuxième et troisième, tu souris encore.  Mais quand TOUTES les personnes à qui tu parles de la Norvège te font la même réflexion, tu commences sérieusement à te demander si c'est une bonne idée que de monter dans l'avion et si tu ne ferais pas mieux de perdre les 50€ que t'ont coûté ton aller-retour RyanAir pour pouvoir en économiser 300€!

Et puis bien sûr tu pars quand même (ca se fait pas de laisser tomber les copains).  Tu prends juste tes précautions: tu achètes tes bouteilles à l'aéroport (13€ le litre de vodka détaxé, soit le prix qu'on m'annonce pour un verre en soirée, ridiculement bon marché en somme) et tu embarques ta flasque de voyage.  Avec ca l'addition devrait rester abordable.

De fait mes soirées, aussi folles fussent-elles, ne m'ont pas coûté grand chose. 400Kr max le vendredi et à peine 123Kr le samedi.  Autand dire une bouchée de pain par rapport aux anecdotes et souvenirs que je ramène avec moi des ces 2 soirées norvégiennes.

Après Stockohlm en octobre dernier et Oslo donc, il me reste à prévoir rapidement Copenhague et Helsinki.  Bertie et moi avons prévu de finir les capitales Nordiques avant juin.  Ensuite nous consacrerons certainement la deuxième moitié de 2009 à l'Europe Centrale où tout est moins cher, ce qui collera parfaitement avec nos ambitions financières.
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(+) le Sentrum Penjonat, en plein coeur de la ville, propre et pas cher.  Je recommande.
(+) les paysages et les fjords même si, soyons honnête, je ne les ai vu que sur les cartes postales :)
(-) le Crystal, sorte de boîte R'n B' où John, Bertie et moi avons atterit un temps vendredi soir.  Vraiment naze.

dimanche 30 novembre 2008

Un circo para adultos

Es oscuro.  No veo nada. ¿Dónde estoy? No estoy seguro.  Un pequeño rayo de luz ilumina la tres personas en el comedor. Hay una pequeña chica triste sentada en el suelo.  Los padres de la chica triste estan sentados en dos butacas comfortables, leyendo. ¿Y yo, dónde estoy? Un cuerpo sin cabeza pero con un sombrero azul y un paraguas de color (¡qué extraño!) entra en el comedor.  El cuerpo sin cabeza camina hasta la chica triste y le da su sombrero.  Ella mira el sombrero con curiosidad y se atreve a ponerlo(ponerselo, poner se es un verbo reflexivo el "se" que has usado antes va con "atrever se" que también es reflexivo, este es el motivo por el cual lo necesitas 2 veces)sobre su cabeza. De pronto, ¡el mundo de la chica triste se transforma! 

Sus padres se van volando, los muebles se ponen a girar, pequeñas chicas asiáticas vienen y hacen malabarismos con diábolos. Acróbatas caen del cielo, trapecistas saltan por los aires, personas vestidas de colores corren por todas partes del escenario, payasos hacen reir, y durante dos horas más de cien personas hacen las más espectaculares actuaciones (o “performances” en castellano) para hacer sonreir la pequeña chica, ahora feliz. ¡Y funciona! No hay un respiro para la chica feliz, ni para mi, ni para los mil espectadores que descubren de nuevo el placer de ser un niño, gracias al “Cirque du Soleil”.

vendredi 6 juin 2008

Des collines, de l’herbe et des moutons [8/10]

Rentré bien bien bien détendu d’Asie et ravi de mes voyages, j’ai décidé de commencer à découvrir un peu plus cette petite île verte sur laquelle je vis maintenant depuis 9 mois. Dublin je connais, Howth j’ai plus que fait et Belfast ça compte qu’à moitié. Bref il est temps de passer la vitesse supérieure et d’aller tater du mouton, bouffer de l’herbe et gravir des collines : voir l’Irlande, la vraie.

J’ai bien dans les cartons un projet de tour de l’Irlande sur une semaine ou un long week end mais pour ne pas attendre et d’ores et déjà « cocher » quelques endroits je vais me pencher sur les alentours de Dublin. Première étape évidente : les Wiclow Mountains.

A seulement 30 minutes en voiture de chez moi, on peut aller faire de la marche en pleine nature. Quand je dis nature je n’entends pas un pauvre parc au milieu de la ville. Non je vous parle ici de la nature avec un grand « N », Alaskan style : ruisseaux, lacs, sapins, montagnes… tout y est sauf les ours remplacés par des moutons. On peut le regretter en un sens mais on n’a jamais entendu parler d’hommes sauvagement attaqués par des moutons non plus. Pour les plus frileux d’entre nous, c’est un vrai plus.

Et puis, chose suffisamment rare pour être soulignée, lorsque j’ai été marcher dans ces fameuses montagnes de Wiclow, il faisait beau ! On en aurait presque pris des coups de soleil dis-donc. Presque seulement car bien sûr ce n’est pas arrivé, ca reste l’Irlande, faut voir à pas tout confondre. Il y avait quand même largement assez de soleil, et j’étais aussi largement assez fatigué, pour faire une sieste de presque une heure, allongé dans l’herbe, tout en haut de la montagne, avec un paysage à couper le souffle juste en face de mes petits yeux qui se fermaient. J’aime pas trop les siestes (surtout les réveils de sieste) en général mais là, j’en ai bien profité.

En tous cas, les WM c’est fait, c’est coché. Prochaine étape : les Cliffs of Moher, les Aran Islands, Dingle, Galway et le Connemara. Who’s coming ?

Demain : Ritmo Latino [9/10]

jeudi 5 juin 2008

A lifetime of memories [7/10]

I’ve been talking about this trip for months before it happened and I’m going to keep talking about it for many many more now that it’s over. You just cannot forget a trip like this one that has been perfect on every single aspect. The organization was so outstanding that I think Steven could work as a tour operator if he can’t find a job soon, you couldn’t believe the sceneries we’ve seen, the level of entertainment was extremely high and the expenses kept extremely low. But this isn’t what I’m going to remember the longest from this trip. I would have signed for this trip even without all of this. The reason that made me go are the people I was to travel with.

I got to meet some of Steven’s friends among which a very funny Boris who’s been in South-East Asia long enough to know better than to go anywhere without a T-shirt to avoid sun burns, and 2 of my twin’s flatmates: Alexandra and her boyfriend Eric who likes to play guitar in under wears.

I also got introduced to both of my brother’s girlfriends. Raly the tiny Japanese looking and Cambodian speaking French girlfriend of Steven who, impressively enough managed to cope with both Steven and me teasing her 24/7 (area where many have failed) and even to respond in a very witty way. Morgan’s girlfriend Marta is just as fun and full of surprise. Always smiling Bulgarian with a perfect French she made me laugh a lot during these 2 weeks but the best part must have been how she negotiated with Morgan at both airports in Singapore and Colombo on my way back. I can’t say more but these two were great to watch.

This trip was also the one chance for me to take part for awhile into Thibault’s biggest dream: travelling around the world for one year. I’ve been reading his blog and looking at his Picasa album for months. I’ve wanted to find a reason to join him for a little bit of time in his adventure. It’s done. I’m so glad we managed to pull this.

Last but not least, I’ve travelled with 2 of my brothers. Most of you know that I don’t see these 2 much since one lives in Sofia (Morgan), the other one has been in Singapore for more than a year (Steven) and I’m on my green island since September. Not only had it been a long time since the 3 of us were all at once in the same place, but it must have been a few years since we stayed this long (less than 3 weeks) together.

These people are the great team I travelled with. No need to say that they made this trip more special than any of the places we went to did (although… the Perhentian Islands were really amazing and come close…okay, not that close). Tomorrow I won’t talk about this trip anymore in my articles but I know I’ll always remember it.

Tomorrow : Des collines, de l’herbe et des moutons [8/10]

mercredi 4 juin 2008

Putain de racines ! [6/10]

Angkor, fin de la saison sèche au Cambodge, 30° à l’ombre (quand il y en a). Je suis en train de visiter un magnifique temple. L’un de mes préféré même puisqu’à l’inverse de la quasi-totalité des temples khmers re-découverts dans les années 1860, celui-ci a volontairement été laissé peu ou prou dans l’état dans lequel il a été trouvé. Et son état est tout simplement impressionnant. Laissé à l’abandon pendant des siècles en plein milieu de la forêt, vous imaginez bien que Dame Nature en a profité pour reprendre possession des lieux. Des arbres ont poussé entre les murs déplaçant les pierres et supportant aujourd’hui l’édifice. C’est vraiment magnifique à voir.

C’est d’ailleurs ce que je vois depuis un moment et je me régale. Sauf qu’il y a des Japonais partout. C’est un peu gavant. D’autant que j’ai déjà beaucoup marché, qu’il fait chaud et que je commence à être fatigué. Je passe dans une pièce du temple où une ENORME racine sors des murs. Tous les touristes japonais font la queue et se bousculent presque pour prendre une photo devant. Je passe mon chemin. Si tous les Japonais veulent de cette photo alors moi je n’en veux pas. CQFD. Je continue à marcher dans le temple. Plus de murs, plus d’inscriptions sur les murs, un long couloir, enfin je me retrouve dehors à nouveau. Je rejoins Thibault. On continue d’admirer le temple à deux. Au bout de plusieurs minutes, on s’assoit parce qu’on est tous les 2 crevés. Face à nous des nippons (ni mauvais) se bousculent à nouveau pour tous prendre la même photo. « C’est pas mon truc », que je me dis, « vraiment pas mon truc ». On attend.

Steven fini par débouler dehors et sans venir jusqu’à nous me lance « Sully, viens, viens ». Il doit avoir trouvé un truc à ne pas rater. Ca me saoule de me lever mais bon si ça vaut le coup. Je me lève donc (lentement). Thibault demande s’il doit venir aussi. Steven, déjà reparti et apparemment excité par sa découverte, dis que oui. D’un pas décidé, Titi et moi rebroussons chemin pour suivre Steven qui s’est engouffré dans le temple.

Dans le temple, personne. On prend à droite. Il y a un long couloir. Il a dû partir par là. Je reconnais ce couloir, c’est celui que j’ai emprunté tantôt. J’ai dû rater un truc génial. L’excitation commence à monter. Au bout du couloir, on retrouve la lumière et le soleil qui tape, les racines de tout à l’heure et je croise à nouveaux des Japonais, même s’il y a une accalmie de photos. Steven me dit : «Viens avec moi et Morgan on va prendre une photo devant les racines pour les parents» ! C’est là que tout a dérapé.

A cet instant précis, une grande incompréhension m’a envahie (et un poil d’énervement, lié à la fatigue, sans doute). Je me suis alors dit en moi-même « Pourquoi diable mon double voudrait-il de cette photo que tous les Japonais auront dans leur album photo ? Elle est où l’originalité ? C’est pour ça qu’il m’a fait me lever et revenir jusqu’ici ? Il se fout de ma gueule ? ». A lui, j’ai résumé la chose par un « Tu te fous de ma gueule ? » probablement un peu sec, manquant certainement de tact, et faisant assurément mal comprendre la raison de ma question. Bref, il l’a mal pris et me l’a vivement fait savoir sur le champs (on s’embarrasse pas vraiment avec les détails avec mon double). S’en est suivi une discussion dynamique où chacun a défendu son point de vue avec tenacité, un rien de mauvaise foi et assez peu de psychologie d’un côté comme de l’autre. J’avais raison. Lui aussi. Ni lui ni moi n’étions néanmoins prêt à l’admettre. La tension alors créée s’est lentement dissipée et on s’est charrié tout le reste du voyage avec cette histoire de racines.

Toujours est-il que je m’excuse aujourd’hui auprès de mes compagnons de voyage pour avoir été chiant quand je l’ai été pendant ce séjour en Asie. Oh globalement ça n’a pas du être trop souvent mais il y a quand même au moins eu l’épisode des racines à Angkor » (Steven vs Sullivan), la fois sur le marché/ping pong show à Bangkok (Morgan vs Sullivan), « Merci d’être revenu me chercher » à Bangkok (Steven vs Sullivan), et il me semble m’être un poil engastsé avec Morgan et Thibault (séparément) pour une affaire de timing dans la chambre à Bangkok (Morgan vs Sullivan + Thibault vs Sullivan).

Je suis sincèrement désolé les amis d’être un peu binaire par moment et un grand merci à vous tous (Marta, Raly et Boris compris évidemment) pour m’avoir supporté.

Demain : Memories for a lifetime [7/10]

mardi 3 juin 2008

Une Porsche, une vache, une patate [5/10]

Qu’emmenerais-tu, lecteur, si tu devais te rendre sur une île déserte ? Un peu comme dans Survivor (et sa géniale copie française, Koh-Lanta) par exemple où les concurrents n’ont le droit d’emmener qu’un seul objet de leur choix. Ou encore comme dans Lost si, alors que tu es tranquillement dans un avion à 10 000 mètres d’altitude, tu t’écrases sur une île aussi paradisiaque que mystérieuse et effrayante ? Dans une telle situation, quel objet voudrais-tu avoir sur toi ? Un couteau-suisse multifonction ? Un téléphone satellite ? Un briquet ? Pas facile comme choix.

Depuis mon séjour sur les îles Perhentians, je sais enfin ce que mon objet serait : un jeu de carte pour coincher avec les copains. Et encore, sur les Perhentians, on a même pu en acheter un nouveau pour 1€ (peut être moins d’ailleurs). Donc en fait, tu peux même partir les mains dans les poches sur les Perhentians. Plutôt sympa comme île coupée du monde, non ?

OK, je l’admets on n’était pas vraiment coupés du monde sur notre île à la Lost, n’empêche que l’ambiance y était. Très peu de monde, l’ensemble du décor se limite à une plage de 200 mètres à peine sur laquelle on trouve l’essentiel : la guesthouse, le Mama’s bar et le club de plongée. En 10 minutes d’expédition à travers la fôrêts (attention aux serpents !) on se retrouve de l’autre côté de l’île sur une plage à peine plus grande, toujours aussi peu touristique mais qui augmente les possibilités de jeu (lecteur, penses à quand même prendre un freezbee entre les dents si tu décides vraiment de venir les mains dans les poches) et de restauration (plus de barbecue de poissons). Le tout, comme toujours, pour globalement pas un rond.

Tu l’auras compris, les Perhentians c’est LE bon choix pour les vacances entre copains. Et puis, et ce n’est pas rien, tu peux cotoyer des malais, aussi souriants qu’ils sont lents et désorganisés. C’est impressionnant dans les restaurants. Ils t’apportent tout au fur et à mesure au bout de 30-40 min d’attentes (d’où l’utilité de coincher), t’amenant des trucs que tu n’avais pas commandés, en oubliant d’autres que tu avais pourtant commandés, le tout avec le sourire et quelques bonnes blagues et franchement, ça passe. On s’en fiche royalement. Tout ça c’est « bon esprit », tu ressens à fond l’absence totale de stress qui règne sur cette île qui, sur ce point, est vraiment coupée du monde. Ca repose, c’est parfait.

Demain: Putain de racines ! [6/10]

> Bonus: "Une Porsche, une vache, une patate" (a.k.a., "J'aime pas les garçons") de Florence Foresti
> Rappel du plus grand danger sur une île déserte: les chutes de noix de coco!

lundi 2 juin 2008

Atelier de négo [4/10]

Le Cambodge, étape culturelle et gastronomique, à peine quitté, c’est à Bangkok que mon tour operator a décidé de m’emmener. Le gros intérêt de BKK c’est son côté ville débordante de vie et d’énergie, foisonnante, grouillante de monde.

L’un de ses aspects les plus amusants c’est le constant jeu de négociation auquel il faut se livrer. Steven, bien rôdé à l’exercice puisque venant pour la 3ème fois, m’a rapidement confié quelques conseils utiles pour ne pas trop se faire enfler.
1/ Eviter de négocier en premier l’objet qu’on souhaite acheter, commencer par faire descendre les prix sur 1 ou plusieurs produits sans intérêt
2/ Lorsque le vendeur annonce un prix (100 bats par exemple), faire une contre offre s’élevant à 10% du prix (10 bats)
3/ Ne jamais augmenter trop vite au point de parfois augmenter ridiculement peu (ex : 100 bats annoncés vs 10 offerts, puis descente du prix à 50 bats, nouvelle offre à 13 bats, etc…)
4/ Evidemment chercher pointilleusement LE défaut (facile sur de la contre façon) à mettre en avant
5/ Si tu comptes acheter 10 exemplaires du même article, demander un rabais si tu en prends 2, puis un nouveau rabais si tu en prends 3, puis un nouveau rabais pour 4, etc… Ne surtout pas annoncer que tu en veux 10 immédiatement.

Malgré tous ces bons tuyaux que j’ai scrupuleusement utilisé avec plus ou moins de succès, il est une chose que je n’ai pas négocié : l’heure que j’ai passé à me faire masser les pieds. Connue pour ses prostituées et ses massages, si j’ai volontairement zappé les ping pong show je ne pouvais pas quitter la Thaïlande sans me payer un « foot massage » dont mes pieds avaient bien besoin après une semaine de marche.

Fauteuils inclinables en cuir, lumière tamisée, musique relaxante, … telle était l’ambiance de la salle dans laquelle 5 masseuses attendaient Tibault, Morgan, Marta, Steven et moi. Impossible de décrire la perfection de ce massage mais je crois que si le Paradis existe, c’est bien à cela qu’il doit ressembler. J’ai passé une heure entre état de conscience (pour profiter au mieux de chaque instant) et sommeil léger (tant il était facile de s’endormir dans de telles circonstances) sans pour autant jamais être sûr de où s’arrêtait la réalité et où commençait le rêve…

En sortant, alors que j’avais l’impression que mes pieds allaient me permettre de m’envoler et que j’étais encore dans un état second, l’un des outils utilisés pendant le massage et que j’avais décidé d’acheter se trouva en vente juste en face de moi sur une étale. Prix annoncé : 65 bats. Je ne suis plus au Paradis mais bien de retour à BKK. Réveil brutal. Je me mets à marchander avec une contre offre à 10 bats…

Demain : Une Porsche, une vache, une patate [5/10]

> Bonus : One Night in Bangkok, by Murray Head

dimanche 1 juin 2008

Le pays du sourire [3/10]

Ne pas tomber. Surtout ne pas tomber. Bien se tenir, ne pas trop se pencher, faire attention de ne pas glisser.

Pourquoi tant de précautions ? Parce que 2 mètres sous mes pieds se trouvent un bon millier de crocodiles qui ne mangent qu’une fois par semaine et qui ne me lâchent pas des yeux. Si je venais à tomber, je ne donnerais pas cher de mes 61kg de viandes…

Je suis à Siem Reap (Cambodge) dans la ferme de crocodiles de la tante de Raly. Devant moi en file indienne, sur le mince passage au dessus des enclos, Marta, Morgan, Steven, Raly et Thibault, soit la dream team de ce voyage qui a failli ne pas être réunie.

Ca fait plus d’un an que Morgan et moi avions envie d’aller
voir le gros à Singapour. L’anniversaire de #2 et les ponts de Mai additionnés au chômage temporaire de Steven, aux prix cassés de Sri Lankan et au niveau de vie plus qu’abordable en Asie du Sud Est en général nous en donnaient enfin l’occasion. Marta et Raly se joignant avec plaisir au projet, il ne manquait plus que d’ajouter le sucre sur le pop-corn, la sauce sur les pâtes, le Nesquik dans le lait, bref la cerise sur le gâteau : Thibault, le 5ème frangin Scrive.

Quand Thibault, Steven et moi avions évoqué l’idée en secret (pour faire la surprise à Morgan) en février dernier, cela nous avait paru très simple. Thibault, en tour du monde depuis Septembre, devrait être dans la région vers la fin avril. Il n’aurait qu’à faire en sorte d’atterrir un ou deux jours avant Morgan, Marta et moi à Singapour pour se joindre au périple. Il suffisait donc de réserver un billet d’avion. Bête comme chou en somme.

Bête comme chou mais plus subtil qu’il n’y paraît en fait car au moment d’enregistrer son sac de baroudeur à l’aéroport d’Auckland, NZ, le 25 avril, Thibault s’est aperçu qu’il avait acheté un billet pour le 25 mars et que son avion s’était par conséquent fait la malle depuis un bon moment. A l’instar de Steven et de votre serviteur dans de précédentes aventures, notre cher Thibault s’est donc retrouvé « comme un con » à attendre la bagatelle de 40 heures à l’aéropo
rt avant de pouvoir finalement embarquer sur un autre vol et arriver à SingSing seulement quelques heures à peine avant Morgan, suffisamment néanmoins pour garder la surprise intacte.

Maintenant que cette belle équipe est enfin au complet après de long mois d’attente, que nous en sommes à notre 3ème jour de voyage et que surtout, il faut bien l’admettre, la perspective de me faire dévorer par des crocodiles ne m’enchante guère, je me tiens et je fais attention de ne pas glisser tout en arborant un sourire jusqu’au oreilles tant je suis heureux de voyager avec cette équipe.

PS : Sinon en plus des croco, à Siem Reap on peut aussi admirer des Temples à couper le souffle, jetez donc un coup d’œil aux photos


Demain : Atelier de négo [4/10]

> Bonus: Un très bon film sur l'histoire du Cambodge: La Déchirure

samedi 31 mai 2008

Le match du jour : Air France vs Sri Lankan [2/10]

Dans l’avion. Il manque un réacteur et 2 roues mais l’équipage nous assure qu’il n’y a pas de quoi s’inquièter, c’est “normal”. S’ils le disent… »

Voici le texto que j’ai envoyé à mes parents avant de décoller avec Sri Lankan pour un Paris - Colombo - Singapour. Exagéré ? Bien évidemment et heureusement. N’empêche que cela était assez révélateur de l’image que j’avais de cette compagnie qui m’avait vendu un aller-retour Paris-Asie du Sud Est pour seulement 533€ TTC. Ca cachait quelque chose, je me disais. Et à ce prix là, certainement pas quelque chose de bon. Impressions et comparaison non scientifique avec AF de cette compagnie méconnue.

Service à Bord : Egalité
J’entends souvent dire que Singapore Airlines est la meilleur compagnie du monde. Je n’ai jamais essayé.
Mes points de comparaisons sont plutôt RyanAir et Aer Lingus, qui n’ont pas exactement basés leur business plan sur la qualité du service à bord, ainsi qu’Air France, dont le service est en théorie irréprochable. Je dois dire que SL m’a vraiment beaucoup surpris : personnel omniprésent, films récents, jeux en pagaille, repas de qualité (suffisamment rare pour être souligné), etc… Vraiment rien à redire. Il faut avouer aussi que je ne m’attendais à rien de plus que d’arriver à bon port plus ou moins à l’heure et en un seul morceau. Avec des attentes aussi faibles, il est plus facile d’être satisfait. N’empêche que SL n’a rien à envier à AF.
Ah… si… une chose quand même. Pas des moindres : les tenues des hôtesses. Le personnel d’AF est vêtu en Christian Lacroix. C’est classe. Les hôtesses de SL portent pour leur part la robe typique du Sri Lanka. Sur le principe, je dis pourquoi pas. Ca fait couleur locale. OK. Mais à quoi bon faire porter une robe qui découvre les hanches et le ventre de vos hôtesses si ce n’est pas pour embaucher uniquement des mannequins ? Parce que sinon ça donne des hôtesses avec les bourrelets mis en valeurs !

Tarifs : Sri Lankan imbattable !
Tuyauté par mon double basé à SingSing depuis un an et demi et qui connaît bien les bons plans pour voyager à pas cher depuis CDG, j’ai réservé 3 AR Paris-Vacances pour seulement 533€ pièce directement sur le site de SL puisque unvolsvp ne me l’avait même pas proposé. 800 à 900€ avec AF, KLM ou British Airways : voici les meilleurs tarifs que ce moteur de recherche m’avait sorti. Certes il y a une escale à Colombo mais avec une telle différence, on se dit qu’on saura s’en accommoder.

L’escale à Colombo : Ou comment prolonger les vacances, point de bonus pour SL
Une escales c’est généralement pas marrant, surtout quand au retour on sait qu’on va s’en prendre pour 8h dans les dents.
C’est un peu le revers de la médaille des 533€. Du moins c’est ce que je pensais. SL m’a en effet fait découvrir qu’un escale ça peut aussi être une très bonne note pour finir son voyage. Arrivés de Singapour à Colombo, SL nous (Marta, Morgan et moi) a emmené en navette vers un très confortable resort au bord de la mer où 2 grandes chambres doubles, un buffet gargantuesque, un coucher de soleil sur la plage et une rapide balade nous attendait. Le tout sans le moindre supplément. En fouillant un peu, je suis sûr que nous aurions même trouvé une piscine. Quel confort de pouvoir prendre une douche et dormir un peu dans un grand lit au lieu de se faire mal aux fesses sur un simple siège d’aéroport. Une grosse et belle surprise de la part de SL et de Steven, tour operator impeccable de bout en bout.

Verdict :
A qualité de service égale et si vous ne voyagez pas seul, je recommande vivement de tenter l’expérience Sri Lankan et l’escale à Colombo.

Demain : Le pays du sourire [3/10]

> Le site d’Air France
> Le site de Sri Lankan
> 2 bons moteurs de recherche de billets d’avions : www.skyscanner.net et www.unvolsvp.com

vendredi 30 mai 2008

One Slope A Day Keeps The Doctor Away [1/10]

I’m not an easily stressed out person in general but there are a few things I’m … hum … let’s say… tend to “focus on” more than necessary. A good example of this is that I’m never late. It’s usually seen as a quality but from my experience I can tell you that it doesn’t help me this much in most cases. By being too “on time” I naturally tend to end up “in advance”. And being in advance is a waste of time and I even think that being too on time at a meeting is a serious mistake since no one (literally) ever makes it on time to a meeting. Those who are on time simply lose precious minutes of there time waiting. But I can’t help it, I have to be on time. This is simply one of the area of my life I know I’m too “focused on”.

On mid-April I went to Sölden with another 2,400 Google employees for the annual ski trip. No need to say I was delighted to go skiing in Austria with all my friends. No need to say either that skiing isn’t 100% risk free. I was to fly to Asia for an 18 days long trip a week later and since no being in perfect shape for this trip was not an option, I did focus a lot on not getting injured while skiing.

After a careful but rather normal day of ski on Thursday, a did-nothing (quite a safe activity) on Friday I decided to risk it again on the slopes on Saturday with Nina having convinced myself that I was being a bit crazy about this knee injury possibility. So off I went with Nina. We met a few googlers on the ski slopes and after only a couple runs we joined Carlos who began skiing last year. With him we went for another few easy runs on the main blue slope we just did twice already. Since Carlos’pace fitted me (who couldn’t focus on anything else that not falling) perfectly and since Nina enjoyed it too we stayed on this blue slope all morning. After lunch, we didn’t see the point of skiing on another slope and stayed on this blue one all afternoon as well. We probably went down this one slope 15 times during the day.

You might think this wasn’t very adventurous of me. I might agree completely. But I managed to get back to Dublin with all my bones intact and in the correct place (which, in case you didn’t notice, was my main concern of the trip) and have this much fun at night in
Sölden's bars.

Tomorrow: Le match du jour: Air France vs Sri Lankan [2/10]