samedi 13 février 2010

5 minutes par jour

Depuis qu’un pote m’avait prêté une vieille version de Football Manager quand j’étais au collège je me suis toujours méfié des jeux d’entraîneur de foot. J’a vite compris que c’était un vrai piège et qu’on pouvait y passer des heures entières sans le savoir. La faute à un nombre incalculable de paramètres à prendre en compte à chaque journée. Même si je crevais déjà d’envie de former et faire gagner ma propre équipe (soyons clair, le LOSC et personne d’autre), on ne m’y prendrait jamais, je me l’étais promis. Trop de temps perdu.
C’était il y a plusieurs années de ça.

Il y a 9 mois, en pleine réunion au billard un pote me parle d’un jeu de foot sur internet auquel il joue. Généralement les versions en ligne de ces jeux sont des plus foireuses. J’avais essayé Fantasy Football avec des potes et franchement je n’avais pas trouvé l’expérience très convaincante. Pas assez rythmé, trop simpliste, je n’avais pas accroché. Néanmoins intrigué je questionne Zaza sur son jeu. Online Football Manager ? Connais pas. Ca doit pas être terrible. Rapidement le nombre des paramètres à gérer me semble trop nombreux, il doit y passer des heures que je me dis, ce qui me conforte dans ma première impression. Anticipant la réponse, et comme pour mieux me convaincre que ce jeu n'en vaut pas la peine, je demande à Zaza combien de temps il passe par jour sur son jeu.

« 5 minutes par jour, pas plus ». Quoi ?! 5 minutes ? Pas plus ? Purée, j’en reviens pas. Pourrais-je enfin me permettre d’assouvir mon envie d’entraîner le LOSC ? Je finis d’exploser Zaza au bibi et je lui demande de me montrer le jeu sur son ordi histoire de vérifier par moi-même.

Le pire c’est que je l’ai cru…

La suite ? Difficile à raconter. C’est un peu l’engrenage. Je m’inscris pour une saison dite de « test », convainc illico mon voisin de bureau de diriger son équipe aussi, et puis un autre, et puis un autre. Je recrute bientôt en dehors de l’Irlande et convainc des potes de France de jouer aussi. Pas suffisant je me débrouille pour embobiner des Espagnols. Toujours pas suffisant, j’investis de mes deniers pour pouvoir créer ma propre ligue fermée, rien qu’avec mes potes. Une chose en entraînant une autre on passe 40 jours dans le championnat de France avant d’enchaîner avec l’Espagne, l’Angleterre, l’Australie, les Etats-Unis et depuis hier avec le Brésil. C’est notre 6ème championnat et comme à chaque début de saison ça prend un temps fou pour recruter les bons joueurs, vendre les chèvres sur lesquelles on ne compte pas, entraîner les p’tits jeunes, définir sa tactique, améliorer son stade, … Je me suis bien laissé avoir mais qu’est-ce que je m’amuse !

dimanche 10 janvier 2010

Happy New Cycle !

If you know me you probably know I love economics. I live with my economics gogles on all the time. I find it amusing to observe the long term pleasure vs. short term investments in every days lives, analyse the micro-economical decisions in the street, figure out the optimal decision between 2 queues at McDonalds and why people would pick one and not the other, arbitrage between the value of an extra hour of sleep against the cheap price of an early morning plane ticket, or save one day of work over a year by investing 5 min of my time to write to the Gmail team to request a function that helps me save only a few seconds daily. This habit cost me some arguments and possibly a (not so good) friend or two in the recent past but I like it and won't change it.

For the last few months I have entered what I describe as the rising stage of a new Kitchin cycle in my life. Temporarily relocating to Casablanca (then Leeds) as well as changing job in July had ended my previous cycle started on Aug. 31st, 2007, when I first landed in Dublin. With people arriving and leaving, the renewal of the friends I hang out with have been under way since day 1 but have intensified greatly recently (especially with the moves out of my department). Moving into a new flat was the latest step toward a full A-phase of my cycle that I so needed.

Don't get me wrong, I wasn't bored or unhappy, or did I think of leaving my island. Not at all. But I was too comfortable and I didn't want to fall asleep, relax too much and then miss out and, even more frightening to me, stop learning.

"If you hide your ignorance no one will hit you
and you'll never learn" - Delores Landingham -

See, everyone is motivated by something. It's commonly accepted that you can bring it down to either Power, Glory, or Sex. Although I like all 3 and can easily remember having been motivated by at least the latest in several occasions, I believe my strongest motivation is to improve and learn new things. Put me in front a problem I've never faced or a game I've never played and I'll want to get to the bottom of how it works and how you get good at it. That's just what gets me going.

So more than a new year, a new 18-24 months cycle has begun for me and I intend to make it a fast paced one before the recession phase kicks in, giving me more problems to solve...
Happy New Year to you all (and new cycle to me)

jeudi 31 décembre 2009

Vols/Flights 2009

> Leeds - Paris (CDG), Dec. 23rd, Jet2.com
> Dublin - Leeds, Dec. 13th, RyanAir
> Leeds - Dublin, Dec. 3rd, RyanAir
> Dublin - Leeds, Nov. 23rd, RyanAir
> Rome (CIA) - Dublin, Nov. 22nd, RyanAir
> Dublin - Rome (CIA), Nov. 19th, RyanAir
> Leeds - Dublin, Nov. 18th, RyanAir
> Dublin - Leeds, Nov. 16th, RyanAir
> Leeds - Dublin, Nov. 12th, RyanAir
> Dublin - Leeds, Nov. 2nd, RyanAir
> Leeds - Dublin, Oct. 31st, RyanAir
> Paris (CDG) - Leeds, Oct. 26th, Jet2.com
> Dublin - Charleroi (CRL), Oct. 23rd, RyanAir
> Leeds - Dublin, Oct. 16th, RyanAir
> Dublin - Leeds, Oct. 11th, RyanAir
> Leeds - Dublin, Oct. 9th, RyanAir
> Dublin - Leeds (BRA), Oct. 7th, RyanAir
> Paris (CDG) - Dublin, Oct. 3rd, AirFrance/City Jet
> Casablanca (CMN) - Paris (CDG), Oct. 3rd, AirFrance
> Marseille (MRS) - Casablanca (CMN), August 17th, Jet4You
> Casablanca (CMN) - Paris (ORY), August 7th, Jet4You
> Madrid (MAD) - Casablanca (CMN), July 1st, EasyJet
> Dublin - Madrid (MAD), July 1st, AerLingus
> Barcelona (BCN) - Dublin, June 21th, AerLingus
> Dublin - Barcelona (BCN), June 19th, AerLingus
> New York (JFK) - Dublin, May 10th, AerLingus
> Detroit (DTW) - NewYork (JFK), May 6th, NorthWest Airlines
> Las Vegas (LAS) - Detroit (DTW), May 4th, NorthWest Airlines
> Philadelphia (PHL) - San Francisco (SFO), April 28th, US Airways
> Dublin - Philadelphia (PHL), April 28th, US Airways
> London (LGW) - Dublin, April 21st, AerLingus
> Dublin - London (LGW), April 20th, AerLingus
> Paris (CDG) - Dublin, March 22nd, RyanAir
> Dublin - Paris (CDG), March 13th, RyanAir
> Vienna (VIE) - Dublin, March 8th, AerLingus
> Dublin - Vienna (VIE), March 6th, AerLingus
> Paris (CDG) - Dublin, Feb. 8th, AerLingus
> Barcelona (GRO) - Paris (CDG), Feb. 1st, RyanAir
> Dublin - Barcelona (GRO), Jan 29th, RyanAir
> Oslo (TRF) - Dublin, Jan. 25th, RyanAir
> Dublin - Oslo (TRF), Jan. 23rd, RyanAir
> Paris (CDG) - Dublin, Jan. 6th, AerLingus
-----
Airlines (8): RyanAir (21), AerLingus (10), US Airways (2), NorthWest Airlines (2), Jet4You (2), AirFrance (2), Jet2.com (2), EasyJet (1)
Countries (11): Ireland, France, Norway, Spain, Austria, England, USA, Morocco, Belgium, Italy, Vatican

mardi 24 novembre 2009

La faute à pas de chance [Rome, Italie]

Rome Ciampino
20h00: je fais la bise à Raly, puis à Béné, puis un "check" à Steven, et c'est avec une émotion intense que je quitte mes compagnons de voyage. Face à moi, une petite heure d'attente pour embarquer vers Dublin et atterrir vers les 23h20. C'est pas méchant et en plus j'ai plein de lecture.
20h03: je suis en face de ma porte d'embarquement. Sur l'écran on peut lire Dublin, 21h35. Je suis au bon endroit, c'est rassurant. Je me pose et je sors "Discover your strenghts". Je lis.
20h09: putain... y'a déjà des boulets qui se mettent à faire la queue. Bon, ben je fais la queue aussi parce que si je veux avoir le choix des places il faut être dans les premiers.
20h11: je m'assois par terre, c'est plus confortable pour lire.
20h45: je me retourne. Wow, y'a du monde pour Dublin quand même. Intérieurement je me dis que j'ai pas été mauvais parce que en étant dans les premiers je pourrais probablement être à la sortie de secours.
21h10: toujours personne à l'embarquement. Pas forcément inquiétant
21h15: 2 filles arrivent pour l'embarquement, tout le monde se lève et moi aussi. Je sors le ticket et la carte d'identité.
21h16: fausse alerte, les 2 loulouttes sont là pour l'avion d'à côté. L'écran bugge donc je ne sais pas où ils vont les gens d'à côté. Mais une chose est sûre, ils y vont eux.
21h18: je me rassois par terre.
21h19: je dois être un leader né pcq tout le monde se rassoit aussi du coup.
21h30: on va avoir du retard, que j'me dis. Ils pourraient prévenir quand même.
21h50: une fille de l'aéroport arrive. Elle annonce sans micro un truc du genre: "I'm sorry but your plane has had a technical problem and will be taking off from Fiumicino airport". Hein?! Quoi?! Elle a dit quoi la gonzesse?! En un instant c'est l'attroupement. Tout le monde se rue vers la "gonzesse". Immédiatement je cerne la personnalité de la fille: très courageuse et très conne à la fois. Courageuse car pour annoncer ce genre de nouvelle à 189 passagers sur les nerfs, faut le faire. Très conne parce qu'annoncer ça comme ça aux 20 premiers passagers et répéter 20 fois la même chose en Italien et en Anglais au lieu de tendre le bras et faire une (ou plusieurs) annonces au micro pour informer tout le monde, faut pas être bien maline. Bref. On l'a dans l'cul lulu. Apparemment un bus va venir nous chercher d'ici 30-45 min pour nous amerner à l'autre aéroport. Mouais... Ca sent le sapin tout ça.
22h30: rien. Tout le monde attend gentiment. Je suis épaté de voir comme les gens sont calmes et résignés.
23h: rien. Même résignation générale. Je me vois déjà dormir à l'aéroport. Fais chier quand même. J'aurais dû le piquer l'oreiller de l'hôtel tient.
23h30: la fille revient, tout le monde se lève, y'a plus de priority boarding ou de 3ème âge qui tienne. C'est chacun pour soit. C'est scandaleux mais bon.
23h32: bonne nouvelle! L'avion est quand même à Ciampino pour finir et on va décoller d'ici. Putain, ca c'est d'la bonne nouvelle. Avoir quelques heures de retard ça va, c'est le jeu, mais passer la nuit à l'aéroport c'est relou.
23h40: je suis assis rangée 12 comme je l'aime. J'ai plutôt assuré sur ce coup là.
23h45: le capitaine nous annonce que soit on se magne le train de s'asseoir soit on risque de pas pouvoir décoller car l'aéroport ferme dans 15 min. Personne se presse pour autant. Perso, je suis déjà assis, je peux pas faire plus. Je mets mes boules quies, je gonfle mon tour de cou, je mets mon cache-yeux (je sais pas comment ça s'appelle) et je me dis que ne pouvant rien faire de plus, j'ai tout intérêt à essayer de dormir de ce pas. On verra bien si on me réveille dans 15 min ou non.
Minuit: ben finalement on va quand même pouvoir décoller. Je soupçonne le capitaine d'avoir bluffé un peu. M'en fous, pourvu qu'on décolle.
3h15 GMT+1 soit 2h15 GMT: on atterrit à Dublin. L'aéroport est vide. Les douaniers nous laissent passer super vite comme d'hab', je regarde dehors et je m'aperçois qu'évidemment pour les bus, je vais pouvoir repasser. Du coup direction la file de taxi. Je prends le premier qui vient. Il s'agit d'un type d'une cinquantaine d'année. Il a une voix super rauque, je comprends rien à ce qu'il dit. Manque de bol il a envie de parler. ok, parlons. Enfin essayons. Il a arrêté de fumer depuis 3 mois mais il compense avec des bonbons. C'est dur quand même. J'apprends que l'aéroport est ouvert toute la nuit et je vois passer un bus dans le sens inverse. Merde, y'en avait ptêtre dans mon sens aussi. N'empêche que l'aéroport est vide entre 1h et 5h donc quand t'es dans la file de taxi t'as intérêt à avoir un bon journal qu'il me dit mon chauffeur. Et c'est pas trop chiant car tu peux aussi prendre un café avec les copains. Ok. Fair enough. Mon chauffeur c'est un gambler. Les bourrins c'est son truc. Le poker aussi mais plus maintenant et surtout pas le texas hold'em. Il me parle d'un autre jeu. Je comprends pas trop. On passe devant le stade de courses de chiens et là il m'explique ce qu'il faut regarder chez un chien. Moi je lui dis que je fais généralement confiance à ce qu'il y a dans le livret et que je "break even" comme ça. Il me prend pour un débutant je crois. Il a bien raison. On arrive chez moi. Cool. Je lâche 25€ et je fonce chez moi. Je jette mes fringues par terre. Je saute dans mon lit. Je mate mes mails et SoFoot.com. 30 min plus tard, je dors comme un bébé. M'enfin il est pas loin de 4h et je dois être à 9h au taf et je redécolle pour Leeds vers 21h.
Pfff la journée va être longue.

mardi 1 septembre 2009

Unexpected encounter

I close my laptop. I look around the floor of the office, there is no one left. It’s 7 p.m. I’ve been here since 7 a.m. It’s more than time to go home, eat and … get back to work. 7’o clock isn’t a bad time to leave the office during this month of Ramadan. It’s exactly the time of the ftour so every one is eating and I’m sure to be litteraly alone on the road. It feels like being in the qualification laps of a grand prix.

On my way out, I’m passing by the security gate of Casanearshore. The guard I chated with yesterday at about the same time recognizes me and invites me to eat with him and his colleague to share their ftour. There’s no way I say no to that, no matter whether I’m hungry or not. The next 30 minutes are just among the most memorable of my stay in Morroco and at the perfect image of the Morrocans people: simple, friendly, open minded, exotic, full of discoveries.

One of the 2 guards’mother have cooked this ftour for us: tasty harira, grilled sardines, eggs, pastries, date, mint tea … it’s all there and it’s delicious. Miras does most of the talking in an approximative but pretty fluent French. His colleague is more quiet. I think his French isn’t as good and he may be shy about it. Or simply Miras doesn’t let anyone else have the time to speak. God seems to be responsible for everything and Miras thanks him for that every second word. His faith is inspiring. I’m smiling, listening, trying to make sense of what Miras says, add a thing or two in the conversation and mostly, and most importantly, I enjoy the hospitality and I relax.

The night is slowly coming over Casablanca. From where I am with my hosts, I completely forget about my day and try to make the most of the moment. In a few minutes, I’ll leave Miras and his colleague (and their friends who’ve joined us), go to my car and start heading home. I’ll work some more today but that’s ok, this unexpected sharing of the ftour has made my day.

mardi 4 août 2009

1 weekend et 1 livre [Fés, Maroc]

Rapide visiteur à Fés la semaine dernière où j’ai pu découvrir une médian incroyable, véritable théâtre à ciel ouvert débordant de couleurs, de vie et d’innombrables scènes du quotidien, ce n’est qu’aujourd’hui, une semaine plus tard, sur la plage de Bouznika, que j’en explore les moindres recoins.

Guidé par Namouss, petit enfant de 6 ans, je découvre les secrets de la vie dans cette médian aux milliers de ruelles étroites, aux boutiques minuscules, aux rencontres riches en enseignement et aux maisons insoupconnées. Dans « le fond de la jarre », Abdellatif Laâbi me fait continuer mon voyage à Fés et ma découverte émerveillée de la culture marocaine. Voici une œuvre à lire absolument après avoir visiter cette ville.
---
(+) le riad Myra (!), la visite avec Ahmid, la nouvelle ville, les artisans de la médina, le prix de la réparation d’un pneu crevé (20dhm !)
(-) les indications sur l’autoroute pour trouver la sortie pour Volubilis